Tous les articles qui parlent de Arabie saoudite

Tout comme les déboires de l’intégration économique arabe, cette inefficience s’explique en grande partie par le souverainisme, les divergences idéologiques et les rivalités de puissance, accentuées par l’exigence d’unanimité qui régit les décisions de la Ligue arabe et de l’OCI. Tout État membre peut opposer son veto à toute action, rendant l’organisation virtuellement impuissante face aux conflits inter-coalitions qui dominent la politique arabe.

Le Moyen-Orient porte le poids d'une longue histoire d'échecs des pactes de défense collective. Comme le souligne Florence Gaub, la Ligue arabe n'est intervenue que dans un quart des conflits interarabes, avec un taux de succès de 20 %. Seules trois crises dans l'histoire de l'organisation ont déclenché une action de sécurité collective : la guerre civile au Yémen (1962-1967), où l'intervention n'a eu lieu qu'après le retrait volontaire des troupes égyptiennes ; l'intervention contre les menaces irakiennes contre le Koweït en 1961 ; et la crise de 1990, lorsque Saddam Hussein a ordonné l'invasion du Koweït. Ces trois cas montrent que la sécurité collective arabe ne fonctionne que lorsque le consensus normatif s'aligne avec les intérêts des États les plus puissants.

Le groupe saoudien RSGT pourrait bientôt renforcer sa présence en Afrique australe. L’opérateur envisage une concession de 25 ans pour moderniser puis exploiter un terminal du port du Cap, l’un des principaux points d’entrée et de sortie des marchandises sud-africaines.

Le groupe saoudien Red Sea Gateway Terminal (RSGT) lorgne le port du Cap, où il envisage de décrocher une concession de 25 ans pour rénover et exploiter un terminal. Une opération qui illustre la montée en puissance des capitaux du Golfe dans les infrastructures logistiques africaines, alors que Pretoria cherche d’urgence à remettre ses ports à niveau.

Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a contribué de manière efficiente à la réalisation de cet exploit à travers son soutien constant et sa vision stratégique pour le renforcement du développement durable dans le secteur d’exploitation minière. Cet exploit est le fruit des efforts conjoints du ministère et de l’UM6P, contribuant ainsi à faire de cette dernière une institution capable de jouer un rôle de premier plan dans le cadre de cette initiative.

Les participants à la 4e réunion internationale des ministres en charge des Affaires minières ont décidé, suite aux progrès réalisés en 2024 à travers la création de trois centres régionaux d’excellence en Afrique, en Asie de l’Ouest et en Asie centrale, de confier le pilotage du pôle du développement durable à l’Institut de géologie et d’exploitation minière durable, relevant de l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P).

Le panel a examiné la manière dont des investissements ciblés et des technologies de pointe pourraient répondre aux besoins pressants de 2,4 milliards de personnes qui ne disposent pas d’une alimentation adéquate et de 2,2 milliards de personnes qui manquent d’eau potable à travers le monde, mettant en évidence le rôle de l’Afrique dans ce défi mondial.

Devant les participants au Forum économique de Riyad (qui se veut le «Davos» du Moyen-Orient, le Président du groupe de la Banque africaine de Développement, Akinwumi Adesina, a lancé un appel à une coalition d’engagements publics et de financements du secteur privé pour libérer le potentiel agricole de l’Afrique, et «ouvrir la voie à l’autosuffisance alimentaire du continent et à sa contribution à la sécurité alimentaire mondiale.»