Selon un article du média américain Politico, le prince héritier Mohammed ben Salmane aurait déclaré craindre pour sa vie aux parlementaires américains
Sans stratégie, il n’y a pas de diplomatie. C’est une règle en politique et Mohammed ben Salmane l’a bien intégrée. Selon un article de Politico publié le 14 août 2024, le prince saoudien aurait déclaré aux membres du Congrès américain qu’il risquait d’être assassiné en continuant de participer à un accord en cours de construction avec les États-Unis et Israël. Selon le média américain, cela constitue une stratégie diplomatique astucieuse.
Les échanges entre Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, et les parlementaires américains ont été décrits à Nahal Toosi, correspondante principale des affaires étrangères de Politico, par un ancien responsable américain et deux autres sources restées anonymes.
Selon la journaliste, le dirigeant saoudien « dit que sa vie est en danger pour pousser les responsables américains à augmenter la pression sur Israël pour qu’il se plie à un accord qui lui plaît », explique-t-elle.
Des avantages non négligeables pour l’Arabie saoudite
« Les États-Unis sont prêts à proposer à l’Arabie saoudite des garanties de sécurité si elle normalise ses relations avec Israël », annonçait le 29 avril 2024 L’Orient-Le-Jouraprès la tenue d’une réunion ministérielle conjointe du conseil de coopération du Golfe (CCG) et du partenariat stratégique avec les États-Unis à Riyad.
Toujours en cours d’élaboration, ce pacte comprendrait ces garanties de sécurité, ainsi que des investissements économiques dans des secteurs clés tels que la technologie et une aide au programme nucléaire civil de la part des Américains. En contrepartie, l’Arabie saoudite pourrait limiter ses rapports avec la Chine et établir des liens diplomatiques avec Israël. De tels échanges pourraient inverser la donne à Gaza, « le royaume du Golfe étant le gardien des deux lieux les plus saints de l’Islam », précise L’Orient-Le-Jour.
En jeu : la création d’un État palestinien
Bémol, le gouvernement israélien reste réticent à inclure la création d’un État palestinien dans ledit pacte, ce qui n’est pas du goût de MBS. Selon l’une des sources de Nahal Toosi, « il l’a exprimé ainsi » : »Les Saoudiens se soucient profondément de cela, et la rue dans tout le Moyen-Orient se soucie profondément de cela, et mon mandat en tant que gardien des lieux saints de l’Islam ne sera pas assuré si je ne m’attaque pas à ce qui est la question la plus urgente de la justice dans notre région. »
Un haut responsable saoudien aurait confié à la journaliste que le prince héritier craindrait de ne pas bénéficier des avantages économiques, militaires et technologiques des États-Unis « sans résoudre la question palestinienne ».
Nahal Toosi en est persuadée : « Prétendre que vous risquez votre vie pour un accord potentiellement historique est certainement un moyen convaincant d’attirer l’attention de vos interlocuteurs. »
Avec GEO
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)


Arabie saoudite




![Tribune | Le détroit de Gibraltar et la géopolitique des corridors maritimes à l’ère des ruptures [Par Pr. M El Hassane Hzaine] Le premier choc géopolitique survient en 711 ap. J.-C, lorsque le chef militaire Omeyyade Tariq ibno Ziyad et son armée musulmane franchissent le détroit, inaugurant sept siècles de présence musulmane marqués par une culture andalouse rayonnante sur les deux rives.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/DG-450x271.jpg)
