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Plus que jamais le spectre d’une année blanche dans le secteur de l’éducation nationale en Tunisie hante les esprits, suscite craintes, mécontentement et parfois même un tantinet sentiment de résignation.
L’opinion publique et les autorités tunisiennes redécouvrent avec effroi l’hydre terroriste. Un gendarme en faction près de la synagogue de la Ghriba à Djerba, a abattu mardi soir trois personnes dont deux pèlerins, et blessé neuf autres avant d’être neutralisé par les forces de sécurité. Cette attaque intervient au lendemain de la fin de la saison du pèlerinage de la diaspora juive tunisienne dans cette petite île.
La Tunisie va renforcer son réseau des représentations commerciales en Afrique subsaharienne, à travers la création d’une 6ème représentation à Dakar au Sénégal. C'est ce qui ressort d’une rencontre tenue le 19 avril courant, entre le PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex) Mourad Ben Hassine et l’ambassadrice du Sénégal en Tunisie, Ramatoulaye Ba Faye.
C’est un gros poisson que vient d’attraper la justice tunisienne. Rached Ghannouchi, 81 ans, président d’Ennahdha, le parti islamiste tunisien, a été arrêté hier lundi chez lui pendant la rupture du jeûne. Il a été conduit à la caserne d'El Aouina (Tunis), sur instruction du ministère public, relevant du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
L’accord préliminaire conclu par Tunis en octobre 2022 avec le FMI sur un programme d’aide de 1,9 milliard de dollars en contrepartie de réformes économiques sensibles est resté au point mort. Très peu de progrès ont été accomplis dans leur mise en œuvre dans un contexte de crise politique, économique et sociale. Sans la perfusion financière du voisin algérien et des monarchies du Golfe, Tunis se serait déjà effondrée. Bruxelles et Rome expriment leur inquiétude et disent tout haut ce que toutes les chancelleries occidentales pensent tout bas.
Alors que le nombre de migrants arrivés sur ses côtes a plus que triplé depuis le début de l’année, Rome accuse ouvertement le groupe russe des mercenaires Wagner d’être derrière l’accélération de ces flux migratoires dans le cadre de la guerre hybride qu’il livre aux pays qui soutiennent l’Ukraine face à l’invasion russe.
La Commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson a jugé "inquiétantes" les déclarations du Président tunisien Kaïs Saïed sur les migrants africains mais indiqué que l'UE continuerait de coopérer avec ce "pays clé" pour empêcher l'immigration irrégulière en Europe.
Tout a basculé le 21 février dernier en Tunisie. Les déclarations du Président Kaïs Saïed lors de la réunion du conseil de sécurité national sur les migrants de l’Afrique subsaharienne, jugées "racistes", ont produit une sorte d’électrochoc, suscitant colère et indignation, et faisant courir au pays de nouveaux périls.
Le racisme dans ce pays du Maghreb de 12 millions d’habitants, accueillant, selon les statistiques, environ 21 000 subsahariens réguliers et irréguliers dont une bonne frange d’étudiants dans les écoles privées, est une réalité.
La Banque mondiale vient de suspendre sa coopération avec Tunis "jusqu'à nouvel ordre". Cette mesure est justifiée en raison des agressions contre des ressortissants de l’Afrique subsaharienne, après un discours du président Kaïs Saed, le 21 février, contre l'immigration clandestine. Toutefois, "les projets financés restent financés et les projets en cours restent en cours", a-t-on précisé de source proche de la BM.
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