Mohamed Loukil, l’industriel tunisien, nous a quittés le samedi 20 mai à 83 ans. Mohamed Loukil a été de tous les combats dès le début de l’indépendance de la Tunisie pour faire de son pays un lieu de production de biens et de services.
De formation agronomique, il est le premier à avoir introduit en Tunisie les tracteurs japonais de la marque Kubota, avant de se lancer dans la fabrication de matériels agricoles, il contribuera ainsi à moderniser l’agriculture tunisienne. «Agriculteur un jour, agriculteur toujours, Mohamed Loukil, restera chevillé à la terre, dans sa ferme de Khlidia, suivant de près ses produits agricoles au marché de gros de Bir Kassaa, avant d’aller à son bureau, avenue de Carthage, partager un café matinal avec ses deux fils, Bassam et Walid, ainsi que ses collaborateurs », rapporte Leaders, notre confrère tunisien, dans son hommage à l’illustre entrepreneur. Et d’ajouter : « »El haj », comme tous l’appellent affectueusement, incarne une véritable saga. Il laisse le souvenir d’un homme amoureux de la terre, amoureux de la patrie.»
Pour rappel, Mohamed Loukil était à la tête du Groupe éponyme diversifié qu’il a fondé en 1976. Il a commencé d’abord à commercialiser des tracteurs de marques japonaises Kubota puis Kawasaki avant de se lancer dans la fabrication du matériel agricole à Sfax en 1981. De l’équipement destiné au secteur de l’agriculture, le groupe Loukil a fini par ajouter a son arc la fabrication des mas d’éolienne, des pylônes pour les réseaux télécoms, des bennes, des remorques, etc. Et dès 1992, le groupe commercialise du matériel informatique et des logiciels, crée en 2000 une enseigne Fono vendant ordinateurs et téléphones …
Ceci étant, il faut également noter que le groupe Loukil distribue en Tunisie les automobiles Mazda et Citroën, des produits Panasonic ou des ordinateurs Acer.





Tunisie![Tribune | Diplomatie migratoire et interdépendance asymétrique entre les deux rives de la Méditerranée [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Migrants--450x236.jpg)





