Il ne restait que ça. Concernant la limitation des mandats en France, Macron veut emprunter le chemin tortueux et hasardeux du 3e ou n-ème mandat en Afrique francophone.
Répondant à une interrogation de Jordan Bardella, le patron du Rassemblement national (RN), sur le retour au septennat pour un mandat unique, Emmanuel Macron n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour exprimer son intime conviction : aller au-delà des deux mandats que la constitution permet.
Ci-après l’article que l’AFP a consacré à cette sortie du président Macron.
Le président s’est entretenu jusqu’au bout de la nuit, à huis clos, avec les numéros un des partis d’opposition, de gauche comme de droite.
Emmanuel Macron a qualifié la limitation du nombre de mandats présidentiels, qui l’empêche de pouvoir se représenter en 2027, de «funeste connerie» lors de son long entretien avec les dirigeants des partis d’opposition mercredi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), selon des propos rapportés par des participants et confirmés au Figaro .
Le président de la République a déclaré: «Ne pas pouvoir être réélu est une funeste connerie». Selon Jean-Luc Mélenchon, «Macron a craqué. Il a dit: “ne pas pouvoir être réélu est une funeste connerie”. Pouvoir abréger celui-ci par référendum révocatoire serait un soulagement général», a tonné sur X (ex-Twitter), l’ancien candidat insoumis à l’élection présidentielle, qui n’était pas présent lors de l’entretien. «Il a peut-être fait une plaisanterie sur ce thème», nuance un participant de la majorité.
«Traduire concrètement» cette initiative
À ce moment de la discussion, Emmanuel Macron réagissait à une proposition du chef du Rassemblement national, Jordan Bardella, concernant un septennat unique. Le président s’est entretenu jusqu’au bout de la nuit, à huis clos, avec les numéros un des partis d’opposition, de gauche comme de droite. Ceux-ci réclamaient jeudi «des annonces» rapides du chef de l’État pour «traduire concrètement» cette initiative.
Depuis une réforme de Nicolas Sarkozy en 2008, le nombre de mandats présidentiels en France est limité à deux consécutifs. Avec l’impossibilité pour Emmanuel Macron, élu pour la première fois en 2017 et actuellement âgé de 45 ans, de se présenter en 2027, la question de sa succession agite plus que jamais le camp de la majorité présidentielle.


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