Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a annoncé, mercredi 7 juin, que son pays prévoit d’ouvrir de nouvelles ambassades dans dix pays africains pour tenter de contrer l’influence russe sur le continent.
«Nous sommes désireux de construire des partenariats solides basés sur les principes du respect mutuel, de l’intérêt mutuel et du bénéfice mutuel. L’Ukraine n’est pas une victime, ni un mendiant qui vient demander de l’aide. Nous venons voir nos amis africains pour leur proposer des partenariats mutuellement bénéfiques», a-t-il déclaré lors de la conférence de presse, indiquant que les premières ambassades seront ouvertes prochainement au Rwanda et au Mozambique.
Le chef de la diplomatie ukrainienne a également précisé qu’il n’avait aucune idée de ce que proposaient les six chefs d’Etat africains qui s’apprêtent à se rendre en Ukraine et en Russie pour tenter de trouver une solution pacifique au conflit opposant ces deux pays. «L’Ukraine est disposée à accueillir les dirigeants africains, mais toute proposition doit respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine et ne doit pas exiger un cessez-le-feu immédiat», a-t-il dit.
Kuleba, qui a effectué récemment une tournée sur le continent, a indiqué que l’Ukraine œuvre à augmenter ses exportations agricoles vers l’Afrique.
«Nous travaillons dur pour nous assurer que le volume des céréales ukrainiennes exportées vers l’Afrique continue à augmenter malgré tous les obstacles. Et par obstacle, j’entends la Russie. C’est vraiment le seul obstacle», a-t-il insisté.

La nouvelle offensive de Kiev sur le continent intervient alors que six dirigeants africains, dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue sénégalais Macky Sall, également le Président de la Fondation Brazzaville Jean-Yves Ollivier, devraient se rendre en Ukraine et en Russie à mi-juin pour présenter un plan de paix. [Lire notre article sur ce sujet : Conflit russo-ukrainien, la mission africaine de paix, sous la houlette de la Fondation Brazzaville, sur de bons rails].
Plusieurs pays africains, dont l’Afrique du Sud, le Mozambique et le Mali, s’étaient abstenus de voter, à l’Assemblée générale de l’ONU, des résolutions condamnant l’invasion de l’Ukraine par la Russie.





Ukraine
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




