Mohammed VI et l'Afrique : 27 ans d'une ambition continentale
Depuis son accession au Trône en 1999, le Roi Mohammed VI a fait de la coopération Sud-Sud l’un des piliers de la politique africaine du Maroc. Loin d’une logique d’assistance ou d’influence, le Souverain défend un modèle fondé sur la réciprocité, le partage des compétences et la création de valeur commune. Une approche qui a progressivement redéfini la place du Maroc sur le continent et contribué à faire émerger une nouvelle manière de penser les relations africaines.
Pour le Roi Mohammed VI, l’avenir de l’Afrique ne peut être construit que par les Africains eux-mêmes. Cette conviction irrigue l’ensemble de ses discours consacrés au continent.
Dans cette perspective, le partenariat Sud-Sud dépasse la simple coopération économique. Il devient un instrument de co-développement où chaque partie apporte son savoir-faire, ses ressources et son expérience. Les investissements marocains en Afrique, la présence croissante des banques, des opérateurs de télécommunications, des groupes industriels ou encore des établissements de formation répondent à cette logique de complémentarité plutôt qu’à une relation de dépendance.
La solidarité comme moteur du développement
La politique africaine du Royaume repose sur un principe constant : substituer la solidarité à l’assistance. « Le Maroc partage ce qu’il a, sans ostentation et sans donner de leçons », affirmait-il devant les chefs d’État africains lors de son discours à l’Union africaine. Derrière cette affirmation se dessine une conception exigeante de la coopération, où le développement se construit avec les partenaires et non à leur place.
Cette approche s’est traduite par des centaines d’accords couvrant des domaines aussi variés que l’agriculture, la santé, les infrastructures, la finance, la formation ou encore la sécurité alimentaire. Les initiatives portées par le Royaume privilégient le transfert de compétences, le renforcement des capacités locales et l’émergence d’écosystèmes économiques durables. Elles illustrent une volonté de créer des bénéfices mutuels plutôt que des rapports déséquilibrés entre bailleurs et bénéficiaires.
Au fil des années, cette vision a contribué à renouveler les rapports entre le Maroc et le reste du continent. Les grandes initiatives royales poursuivent un même objectif : favoriser l’intégration régionale en développant des infrastructures, des chaînes de valeur et des partenariats économiques de long terme.
Au-delà des projets, c’est une véritable grammaire diplomatique qui s’est imposée. Le dialogue remplace les rapports de force, la confiance se substitue à la dépendance et la recherche d’intérêts communs prend le pas sur les logiques d’assistance. Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, cette vision confère au Maroc une place singulière : celle d’un partenaire africain qui privilégie la co-construction, convaincu que la prospérité du Royaume est indissociable de celle de son continent.





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