La mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM Mali) et la mission de soutien aux capacités de sécurité maliennes (EUCAP Sahel Mali) vont mettre un terme à leurs programmes auprès des Forces armées maliennes (Fama).
Cette décision est motivée par le fait que les autorités maliennes n’offrent pas de «garanties suffisantes» quant aux présumées activités du groupe Wagner dans le pays, a justifié Josep Borell, chef de la diplomatie européenne avant-hier lors d’une conférence de presse. Pour Bruxelles, la compagnie paramilitaire russe est responsable «des tristes événements qui ont fait des centaines de morts récemment dans la localité de Moura» au centre du pays.
Le chef de la diplomatie européenne a ensuite exhorté la Cédéao et les autorités de la Transition malienne à trouver un accord pour le chronogramme des élections en vue d’un retour à la «normalité» constitutionnelle. Josep Borrell a également indiqué avoir demandé à la junte de laisser la Mission des Nations unies au Mali mener librement une enquête afin d’élucider ce qui s’est réellement passé à Moura où l’armée malienne et les troupes de Wagner sont accusées d’avoir perpétré des massacres de populations civiles.
Depuis 2013, plusieurs Etats membres de l’UE font partie d’une mission de formation et de conseil des Forces armées maliennes au Mali. Une opération qui s’effectue dans le cadre de la politique de défense et de sécurité commune.
Cette collaboration est affectée par la dégradation des relations entre Bruxelles et Bamako, accusée notamment d’avoir fait appel au groupe de mercenaires Wagner. Une accusation rejetée par Bamako qui assure que les militaires russes présents au Mali sont des troupes régulières agissant dans le cadre d’un accord de défense entre les deux pays.





Mali



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