Le Haut-commissariat au Plan (HCP), l’organisme officiel des statistiques au Maroc, a publié mercredi 28 mai, la mise à jour de son enquête sur le secteur informel
Cette enquête concerne toutes les unités de production non agricoles ne disposant pas d’une comptabilité. Elles sont ainsi une partie de l’économie non observée. Cette enquête, à l’instar de celle de 2014, n’inclut pas les activités illicites ou illégales, ni la production volontairement non déclarée pour échapper à l’impôt ou aux cotisations sociales, au sein d’entités opérant dans le secteur formel.
La réalisation de l’enquête a nécessité une approche en deux phases pour l’identification des unités informelles et ce, en raison de l’absence d’une base de sondage qui couvre toutes les composantes de ce secteur, précise le HCP. Au total un échantillon de 12.391 unités de production informelles a été enquêté. Pour tenir compte des variations saisonnières, la collecte des données sur le terrain s’est étalée sur une période d’une année, d’avril 2023 à mars 2024.
2 millions d’entités hors radars
Le secteur informel au Maroc compte environ 2,03 millions d’unités de production informelles en 2023, soit une hausse de plus de 353.000 unités par rapport à 2014. Cette croissance est essentiellement urbaine avec 77,3 % des unités localisées en ville, et une forte concentration dans la région de Casablanca-Settat (22,7%).
Le commerce constitue la principale activité, avec 47% d’entités informelles, bien que sa part a diminué au profit d’une progression des services (28,3%) et du BTP (11,6%). Le secteur informel est constitué de micro-entreprises pour l’essentiel : 85,5 % sont tenues par une seule personne.
Des «entreprises sans domicile fixe»
Plus de la moitié, soit 55,3 % de ces unités n’ont pas de local professionnel fixe, et 4,6% sont domiciliés chez le propriétaire. L’exercice de l’activité informelle hors local professionnel est souvent lié à des contraintes financières (42,9 %) ou par la nature même de l’activité exercée (42,5 %), notamment dans les secteurs du transport et de la construction.
Seuls 14,2 % des micro-entreprises du secteur informel sont inscrites à la taxe professionnelle ; 9,8 % à la CNSS ; 7,5 % sont enregistrées au registre du commerce ; 6,2% sont affiliées au régime de la contribution professionnelle unique (CPU).
Par ailleurs, des disparités sectorielles sont observées : le commerce et l’industrie présentent les taux d’enregistrement les plus élevés, alors que le secteur du BTP reste particulièrement en retrait sur ce plan.
Les secteurs les plus représentés
La structure sectorielle de la production informelle évolue : baisse modérée dans le commerce, progression dans les services, stabilité dans le BTP.
Le commerce demeure le secteur principal dans la structure de la production du secteur informel, bien que sa part ait légèrement diminué, passant de 34,7 % en 2014 à 30 % en 2023. En revanche, les services affichent une progression significative, atteignant 24 % en 2023 contre 18,6 % en 2014. Le secteur du BTP se maintient de manière stable autour de 18,4%, contre 18,1 % en 2014. Par ailleurs, la part de l’industrie dans la production du secteur informel a légèrement reculé, passant de 28,6 % à 27,7 %.
Dans l’industrie, l’alimentaire gagne en poids (49,2 % en 2023 contre 36,2 % en 2014), au détriment du textile et habillement (16% contre 27,7%). Les services sont dominés par le transport (37,2%) et la restauration/hôtellerie (29,4%). Le commerce reste centré sur le commerce de détail (63,9%), et les travaux de finition renforcent leur place dans le BTP (57,1%).
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