Une unité de production de de l’usine Renault de Tanger Med
Après plus de trois ans d’interdiction au marché égyptien des voitures fabriquées par Renault à Tanger Med au Maroc, l’Egypte vient de réviser sa position naguère justifiée par le «non-respect» des règles d’origine (droits antidumping, droits compensateurs, mesures de sauvegarde et marquage de l‘origine) prévues dans l’Accord d’Agadir qui, outre le Maroc et l’Egypte, compte également la Tunisie et la Jordanie, le Liban et la Palestine.
L’information sur la levée de l’interdiction de l’exportation des voitures made in Morocco en Egypte émane du ministre de l’Industrie et du commerce du Maroc, Ryad Mezzour.
Cette réadmission des voitures marocaines sur le marché égyptien intervient après des négociations entre les deux parties ayant abouti à l’aplanissement des obstacles de part et d’autre dans l’exploitation mutuellement avantageuse de l’accord de libre-échange que le Maroc et l’Egypte ont signé en 2004 et mis en application en 2007. D’autres pays arabes de la région Méditerranée en l’occurrence la Tunisie, la Jordanie, le Liban et la Palestine sont également membres de cet accord de commerce, plus connu sous l’appellation: Accord d’Agadir.
A titre de rappel, l’une des clauses de l’Accord d’Agadir est la levée de l’interdiction d’importations des voitures de l’usine de Tanger Med, avec une exonération totale des droits de douane.
Il faut noter aussi que selon le ministre de tutelle, l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), un organisme public, est accrédité pour se prononcer sur la mise en place d’un système de contrôle de qualité par les usines et les entreprises marocaines.
Ceci étant, sur le registre des investissements directs étrangers, il faut noter qu’en la matière notamment industriels que le Maroc a capté 77,5 milliards de dirhams, soit environ 8,70 milliards de dollars US entre 1991 et 2000, 249 milliards de dirhams entre 2001 et 2010 et 351,5 milliards de dirhams, soit quelque 39,40 milliards de dollars US entre 2011 et 2020. Une progression géométrique qui s’explique par le dynamisme que connaît le secteur de l’industrie automobile et les autres industries qui lui sont connexes au Maroc.





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