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Comment transformer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en marché réellement opérationnel ? Dans un rapport publié ce vendredi 28 août à Addis-Abeba, intitulé Integrating Africa : From Threads to Hubs, la Banque mondiale trace une feuille de route : passer de simples liens commerciaux à de véritables pôles de production régionaux.
L'Afrique commerce encore trop peu avec elle-même. Pourtant, le potentiel est colossal. Transformer nos matières premières sur place, industrialiser nos économies, libérer les investissements : tout passe par le renforcement des flux commerciaux entre pays africains. Et les chiffres commencent à parler.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) veut passer à la vitesse supérieure. Son secrétariat a conclu avec l'entreprise nigériane Bergmans Security Consultants and Supplies une concession de vingt ans, évaluée à 3,1 milliards de dollars, pour déployer un système douanier commun dans 50 pays. Derrière cette opération d'envergure, un enjeu central : transformer l'ambition du marché unique africain en échanges commerciaux bien réels.
À Tanger, Kénitra et bientôt dans tout le corridor industriel du nord du Royaume, les investissements chinois s'accélèrent à un rythme inédit. Batteries, composants automobiles, pneumatiques : le Maroc est en passe de devenir un maillon stratégique de la filière mondiale du véhicule électrique. Une réussite industrielle que Rabat revendique, mais qui nourrit les soupçons de l'Union européenne, persuadée que Pékin pourrait utiliser le Maroc comme porte d'entrée sur le marché européen. Depuis les collines qui dominent Tanger Med, le paysage raconte déjà une autre histoire du pays nord-africain.
Face au déficit persistant de financement du commerce en Afrique, Mauritius Commercial Bank (MCB) passe à l’offensive. Le groupe bancaire mauricien a annoncé une enveloppe de 1 milliard de dollars destinée à soutenir les échanges commerciaux sur le continent et à accompagner la montée en puissance de l’intégration économique africaine.
C’est par un communiqué du cabinet présidentiel daté du 18 mai que Libreville a annoncé avoir été réintégré parmi les pays du continent bénéficiaires de la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA).
Un nouveau mécanisme piloté par la Société financière internationale et Standard Chartered entend fluidifier l’accès aux liquidités pour les entreprises africaines. Objectif : soutenir la croissance locale et combler un déficit chronique de financement sur le continent.
Libre-échange | Commerce intra-africain : vers un bond historique à 230 milliards de dollars en 2026
Porté par l’accélération des réformes et l’intégration économique, le commerce intra-africain pourrait franchir un nouveau cap en 2026. Mais derrière cette dynamique prometteuse, le Continent reste confronté à des fragilités structurelles et à un potentiel encore largement inexploité.
L’incapacité à définir une voie de réforme viable pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment sur le règlement des différends, fait de la Conférence ministérielle de l’OMC qui se tiendra du 26 au 29 mars à Yaoundé, un rendez-vous de tous les dangers. Car toute absence de perspectives sur la réforme de l’Organisation, pourrait pousser certains pays à rechercher d'autres options pour établir des règles et promouvoir le libre-échange en créant de facto, une «OMC bis».
À partir du 1er mai 2026, la Chine supprimera les droits de douane sur l’ensemble des importations en provenance de 53 pays africains. Annoncée par le Président Xi Jinping himself lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, cette décision marque un tournant commercial majeur, aux implications économiques et géostratégiques considérables
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![Éclairage | Les opérations de placement réalisées à l’étranger par les institutions financières marocaines : un double contrôle de l’Office des changes et des autorités de contrôle sectorielles [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] À l'instar des investissements marocains à l'étranger, les produits de cession des placements des institutions financières à l'étranger, ainsi que les plus-values, peuvent être réinvestis dans les limites des plafonds fixés pour chaque type d'institution.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--320x170.jpg)


![Tribune | Commerce intra-africain : l’Afrique a la clé, il faut juste tourner la serrure [*Par Awani, Vice-présidente exécutive, Afreximbank] Selon le rapport Africa in Figures 2025 de l'Afreximbank, le commerce intra-africain a progressé de 5,4 % en 2024 pour atteindre 206,6 milliards de dollars. La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait encore accélérer la cadence.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Transbordement--450x236.jpg)








