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Bruxelles voit le Maroc devenir la nouvelle porte d'entrée de la Chine Les interrogations européennes ont franchi un nouveau cap à la fin du mois de mai. Dans une enquête remarquée publiée le 31 mai 2026, le Financial Times révèle que la Commission européenne redoute de voir le Maroc servir de « rampe de lancement » à des produits chinois bénéficiant de généreuses subventions publiques.

À Tanger, Kénitra et bientôt dans tout le corridor industriel du nord du Royaume, les investissements chinois s'accélèrent à un rythme inédit. Batteries, composants automobiles, pneumatiques : le Maroc est en passe de devenir un maillon stratégique de la filière mondiale du véhicule électrique. Une réussite industrielle que Rabat revendique, mais qui nourrit les soupçons de l'Union européenne, persuadée que Pékin pourrait utiliser le Maroc comme porte d'entrée sur le marché européen. Depuis les collines qui dominent Tanger Med, le paysage raconte déjà une autre histoire du pays nord-africain.

Dans la capitale camerounaise, il sera demandé aux ministres du Commerce des 166 Etats membres, d'approuver un plan de travail afin que les travaux puissent débuter dès avril 2026. Le facilitateur de la réforme, l'ambassadeur norvégien Petter Ølberg, a présenté à la réunion du Conseil général des 10 et 11 mars derniers un rapport de synthèse des consultations sur des questions de fond relatives à la réforme. Ce rapport sera présenté aux ministre

L’incapacité à définir une voie de réforme viable pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment sur le règlement des différends, fait de la Conférence ministérielle de l’OMC qui se tiendra du 26 au 29 mars à Yaoundé, un rendez-vous de tous les dangers. Car toute absence de perspectives sur la réforme de l’Organisation, pourrait pousser certains pays à rechercher d'autres options pour établir des règles et promouvoir le libre-échange en créant de facto, une «OMC bis».

Dans un message adressé aux chefs d’État africains réunis pour le 39ᵉ sommet annuel de l’Union africaine, le Président chinois Xi Jinping a confirmé l’entrée en vigueur, dès le 1er mai 2026, d’un traitement à tarif zéro pour tous les pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin. Seul l’Eswatini, dernier allié de Taïwan sur le continent, est exclu du dispositif

À partir du 1er mai 2026, la Chine supprimera les droits de douane sur l’ensemble des importations en provenance de 53 pays africains. Annoncée par le Président Xi Jinping himself lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, cette décision marque un tournant commercial majeur, aux implications économiques et géostratégiques considérables

«Le statu quo ne suffit pas,» a prévenu la patronne de l’OMC devant un parterre de journalistes au siège de l’Organisation à Genève. «Il ne faut jamais avoir peur de s'engager sur les questions actuelles, y compris les principes fondamentaux, surtout dans un contexte géopolitique incertain,» a-t-elle déclaré en réponse à une question sur le principe-fondateur du commerce mondial.

Alors que l’administration Trump est en train de briser ce qui constitue la colonne vertébrale du commerce international, la Directrice générale de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, a exhorté mercredi 11 février, les membres à envisager des réformes majeures et à tenir des discussions sur le principe fondamental de la «Nation la plus favorisée»