Rabat lancera la deuxième phase du Plan national pour le développement du haut et très haut débit en 2024, s’est engagée Ghita Mezzour, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration devant la Chambre des Représentants.
La nouvelle phase du Plan pour le développement du très haut débit sera financée par le Fonds du service universel des télécommunications, une cagnotte alimentée par le prélèvement de 0,5% du chiffre d’affaires des opérateurs télécoms. Elle vise à couvrir 1.700 nouvelles zones nécessitant une amélioration du débit Internet ou qui ne sont pas encore couvertes.
La première phase du Plan a été déployée de 2018 à 2023 avec un taux de réalisation de 97 %, selon la ministre chargée de la Transition numérique. Elle a permis de connecter près de 10.420 territoires et localités à l’Internet à haut débit sur un total de 10.740 initialement prévues. En prélude à la deuxième phase du projet, le gouvernement a mobilisé environ 7 milliards de dirhams marocains, soit 692,7 millions de dollars en 2022 pour renforcer les infrastructures des réseaux télécoms.
La mise en œuvre de ce programme devrait améliorer la qualité et la couverture Internet, apportant des services à des milliers de ruraux. Selon les statistiques de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), le Maroc comptait 36,6 millions d’abonnés aux services Internet (fixe et mobile) pour un taux de pénétration de 98,9 % en juin 2023. Mais de ces données, il faut corriger par les cas des personnes possédant plusieurs cartes SIM, comme souvent partout en Afrique.

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