L’économie marocaine aurait progressé de 4,8 % au deuxième trimestre 2026 en variation annuelle, indique le Haut-commissariat au Plan (HCP) dans une note de conjoncture publiée jeudi 16 juillet. L’organisme public chargé de statistiques relève que la croissance a été tirée principalement par « le rebond de l’activité agricole, la résilience des services et le maintien d’une demande intérieure dynamique.» La croissance du PIB retrouverait plus de vigueur au troisième trimestre, pour s’établir à 5,4%, en rythme annuel, grâce, notamment, à une reprise des filières secondaires.
Pour le Haut-commissariat au Plan, la relance de l’économie marocaine, amorcée en 2023, s’est heurtée au 1er trimestre, à une accumulation de chocs qui ont lourdement impacté les filières secondaires, entraînant un repli de leur valeur ajoutée de 1%, après 10 trimestres de hausses consécutives.
Engagées depuis 2024 dans des vastes projets d’investissement, et ayant mobilisé l’autofinancement et accru leur endettement, les activités des industries extractives, électriques, chimiques et de construction ont évolué au ralenti au début de 2026, sur fond d’une augmentation de leurs coûts de production. En revanche, les filières industrielles émergentes, notamment l’automobile et l’aéronautique, ont enregistré une progression de 5,9 %.
Dans ces conditions, les activités agricoles ont retrouvé leur rôle moteur dans le tissu productif, appuyant la croissance économique de 1,9 point au premier trimestre 2026. Le retour d’un régime pluviométrique favorable durant la saison hivernale a permis une progression de 18,4% de la valeur ajoutée agricole, renouant, ainsi, avec des performances comparables à celles observées en 2017.
Les activités tertiaires ont, également, été mieux orientées, affichant une progression de 4,3 %, en variation annuelle, grâce, notamment, à la bonne tenue du tourisme, des transports et du commerce. Dans l’ensemble, le PIB global a crû de 4,6% au premier trimestre 2026, en variation annuelle, au lieu de +4,4 % au trimestre précédent. La demande intérieure a contribué à hauteur de 6,9 points à cette performance. L’expansion des revenus, liée à l’amélioration des activités en milieu rural, a stimulé une augmentation de 4,6 % des dépenses de consommation des ménages, au lieu de 1,1 % au trimestre précédent.





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