Tous les articles qui parlent de Africains

L'Afrique entre dans une décennie décisive. Elle possède la population la plus jeune du monde et, d'ici 2035, chaque année, davantage de jeunes Africain(e)s entreront sur le marché du travail que dans le reste du monde réuni. Souvent présentée comme un défi, cette réalité démographique est en réalité le plus grand atout économique de l'Afrique.

Partout en Afrique, la vie économique est animée par des millions de petites entreprises, des marchés de ma ville natale, Dakar, aux pôles technologiques de Nairobi. Ces micro-entrepreneur(e)s assurent la subsistance et le bon fonctionnement des communautés, mais malgré leur dynamisme, les conditions nécessaires à leur épanouissement font trop souvent défaut

Partout en Afrique, les villes connaissent des transformations rapides : infrastructures structurantes, politiques d’attractivité, nouveaux quartiers d’affaires. Ces dynamiques traduisent des ambitions légitimes de croissance et de rayonnement international. Mais une question demeure : qui fabrique réellement la ville, pour qui, et à partir de quels référentiels ? Derrière l’accélération des projets se dessinent des effets contrastés : recomposition des centralités, redéfinition des droits d’accès au sol et aux services, tensions entre ville vitrine et ville vécue. L’enjeu n’est pas d’opposer développement et citoyenneté, mais d’interroger les modèles de production urbaine à l’œuvre : quels arbitrages opèrent-ils et quelles formes de vie rendent-ils possibles ou invisibles ? Entre logiques globalisées, standards importés et pratiques locales qui produisent l’essentiel de la ville vécue, la fabrique urbaine africaine appelle une lecture renouvelée.

Marrakech, le 19 février 2026 – Pour la première fois, les Conversations Citoyennes de Je m’engage pour l’Afrique (JMA) font étape à Marrakech. Organisée dans le cadre de la Résidence JMA 2026, cette 8e édition s’inscrit dans une réflexion engagée depuis quatre ans sur les transformations urbaines à l’œuvre sur le continent africain

Ceux qui s’émeuvent autant de l’histoire des tirailleurs que de celle de Sankara ou de Lumumba. Ceux qui ont goûté au thieb, à l’ugali et au couscous et qui se revendiquent des trois cultures culinaires. Ceux qui reçoivent les médailles et en remettent avec autant de fierté à leurs frères africains. Ceux qui travaillent pour et se réjouissent des progrès où qu’ils soient sur le continent.

La proximité géographique et les politiques d’ouverture font désormais du Golfe une destination naturelle pour les touristes de marchés encore isolés, notamment africains, où l’industrie du loisir connaît elle aussi un essor rapide, portée par une jeunesse connectée et un écosystème culturel en pleine structuration.

Alors que le marché mondial du divertissement se restructure autour de dynamiques régionales inédites, de nouveaux pôles géographiques émergent, loin des traditionnelles places fortes occidentales. Portés par une population au sein de laquelle la classe moyenne occupe une place croissante, un goût croissant pour le loisir et par des investissements publics d’envergure, ces territoires redéfinissent les équilibres du secteur. Dans ce contexte, les Émirats arabes unis s’imposent ainsi comme un acteur de premier plan. En pointe, le groupe Miral symbolise cette ambition, notamment à travers un récent partenariat stratégique avec Disney

En outre, les changements permettent désormais aux visiteurs africains de séjourner au Kenya jusqu'à deux mois, tandis que les ressortissants de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) bénéficient d'un séjour de six mois conformément aux protocoles de libre circulation existants au sein de la CAE.

Le Kenya a supprimé les exigences de visa pour les pays africains et la plupart des pays des Caraïbes, rapportent les médias locaux, citant le gouvernement. Cette mesure signifie que les citoyens de ces régions n'ont plus besoin d’une autorisation de voyage électronique (ETA) et ne sont pas tenus de payer de frais de visa, a précisé la même source

Dans son bureau à l'étage d'un immeuble étroit, entouré de ses associés, Fadil Bayero tue le temps. Le Camerounais tient un "kargo", le nom donné localement aux commerces d'expédition de marchandises qui jouent le rôle d'intermédiaire entre grossistes turcs et acheteurs étrangers. Depuis l'Afrique, des commerçants lui passent commande de produits destinés à être revendus. Vêtements, cosmétiques, linge de maison... Selon lui, le "made in Turkey" a très bonne réputation en Afrique. "Avant, cette pièce était remplie jusqu'au plafond", assure l'homme de 39 ans, arrivé à Istanbul il y a quelques années pour "faire du business."

A Laleli, dans le centre d'Istanbul, le commerce à la valise est une institution. Sous un ciel tissé de câbles électriques, des porteurs sillonnent les rues étroites chargés de colis prêts à l'expédition. Ici, on vend en gros à des clients du monde entier, notamment d'Afrique subsaharienne. Si certains continuent de faire des allers-retours avec leurs valises, les échanges s'opèrent surtout autour de services d'envois professionnels.

En 2024, Dubaï a accueilli 18,7 millions de visiteurs internationaux, un chiffre en hausse de 9 % par rapport à 2023. Les données croisées des aéroports, des compagnies aériennes et des structures hôtelières confirment une progression constante de la fréquentation africaine, en particulier depuis l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe et certaines capitales d’Afrique de l’Ouest. Ce dynamisme s’est maintenu malgré des restrictions de visas ponctuelles depuis 2023, notamment pour des pays comme le Sénégal, le Nigeria, la RDC ou le Bénin. Pourtant, les flux ont résisté. Ce qui témoigne non seulement de l’attractivité des Émirats, mais aussi de la solidité des liens entre les émirats et le continent africain.

Longtemps considérés comme une escale vers l’Europe ou l’Asie, les Émirats arabes unis s’imposent désormais comme une destination à part entière pour les voyageurs africains. Porté par une stratégie multisectorielle, un volontarisme politique affirmé et une infrastructure moderne, le pays attire une clientèle continentale en quête d’opportunités, de confort et d’ascension. Décryptage d’une mutation silencieuse, mais structurante