Accra, 19 décembre. Le Président ghanéen John Dramani Mahama a accueilli une délégation de premier plan composée de défenseurs et d’experts de la diaspora africaine, réunis pour définir un programme de réparations unifié et intercontinental.
Ce groupe, qui comprend des experts d’Afrique, des Caraïbes, d’Europe, d’Amérique latine et des États-Unis, a remercié le Chef de l’Etat ghanéen pour son leadership politique dans la promotion de la cause des réparations sur le continent africain.
Justice réparatrice
Les experts pour les réparations ont également exhorté le Président ghanéen à encourager les autres dirigeants africains à privilégier le courage plutôt que le confort en s’alliant à la société civile et aux communautés affectées à travers l’Afrique, pour exiger une justice réparatrice.
Au cours de la réunion, le groupe d’experts a évoqué le travail considérable accompli par chaque organisation membre du collectif pour faire progresser le programme de justice réparatrice dans leurs régions et espaces respectifs. Ils ont présenté au Président de la République les priorités à entreprendre dans le cadre de la prochaine Décennie des réparations de l’Union africaine (UA). Parmi ces priorités figure le renforcement de la collaboration et de la coordination transcontinentale entre les acteurs étatiques et non étatiques. Ils ont salué le rôle accru de l’UA en matière de justice réparatrice et ont souligné l’importance de la cohérence stratégique et de l’unité des dirigeants politiques africains.
Crimes historiques contre l’humanité
Le groupe a également insisté sur l’importance de distinguer la nature et l’histoire uniques de la traite transatlantique et de l’esclavage des Africains, en mettant en lumière les préjudices persistants causés par les crimes historiques non résolus contre l’humanité. Ils ont appelé le Président Mahama à jouer un rôle de facilitateur pour garantir que les voix des Africains et des Afro-descendants de la diaspora dans le monde entier restent au centre du plaidoyer pour les réparations. Le groupe, qui rassemble des acteurs de la société civile, des stratèges, des féministes, des philanthropes, des universitaires et des représentants des communautés affectées, a proposé son soutien aux efforts du Comité d’experts de l’Union africaine sur les réparations (AUCER), récemment constitué, et d’autres mécanismes mis en place pour obtenir justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par le biais de réparations.
En réponse, le Président Mahama du Ghana a exprimé son engagement envers la vision commune de la justice réparatrice et le leadership continental.
Plus tôt dans la journée du mercredi 17 décembre, le groupe a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, ainsi que l’envoyé présidentiel pour les réparations, Ekwow Spio-Garbrah. La réunion a porté sur les moyens de renforcer la coopération entre le gouvernement et les organisations de la société civile œuvrant pour la justice réparatrice, tant sur le continent africain qu’à l’étranger. Le ministre des Affaires étrangères réaffirme l’engagement du Ghana en faveur de la justice réparatrice et réitére l’intérêt constant du Ghana à défendre la cause de la justice pour les Africains et les Afro-descendants par le biais de réparations.
Le Groupe mondial d’experts sur les réparations
C’est un collectif de praticiens, de responsables politiques, d’universitaires, de militants et de philanthropes œuvrant à faire progresser la justice réparatrice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine. Ses membres proviennent de pays et de régions d’Afrique, des Caraïbes, d’Europe, d’Amérique latine et des États-Unis. Les rencontres avec le ministre des Affaires étrangères et le Président de la République du Ghana ont été facilitées par l’Union africaine-ECOSOCC, Trust Africa et Reform Initiatives.





Ghana


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