Tous les articles qui parlent de Condamnation

Saadia Mosbah, présidente de l'association M'nemty (« mon rêve ») était jugée avec d'autres membres de cette ONG pour blanchiment d'argent et enrichissement illégal. Son fils, Fares, qui comparaissait libre, a écopé d'une peine de trois ans ferme tandis qu’une autre militante a été condamnée à 2 ans.

La militante des droits humains, Saadia Mosbah, 66 ans, a été condamnée jeudi 19 mars à une peine de deux ans de prison assortie d’une amende de 100.000 dinars, soit environ 30.000 euros. Elle avait été en première ligne pour défendre les migrants d’Afrique subsaharienne, après un discours raciste et haineux en février 2023 du président Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de « hordes de migrants clandestins et un complot pour changer la composition démographique » de la Tunisie, le fameux « grand remplacement » de l’extrême droite

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a qualifié de mascarade le coup de force des militaires bissau-guinéens et a exigé la poursuite du processus électoral, ajoutant ainsi sa voix à un concert de réprobations dans la sous-région. Malgré l’avalanche des condamnations du coup d’Etat, la junte a pris des mesures pour consolider son pouvoir, annonçant ce vendredi 28 novembre, la nomination d'Illidio Vieira Té au poste de Premier ministre.

Le désormais ex-président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, renversé par un coup d'Etat en milieu de semaine, est arrivé discrètement jeudi 27 novembre au Sénégal à bord d'un vol spécial suite à une intervention de la Cédéao, a révélé le ministère sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, dans un communiqué jeudi dans la soirée.

Trois réfugiés soudanais aux Etats-Unis vont être dédommagés par l’établissement français, coupable d’avoir financé, par le biais de contrats commerciaux, le régime sanguinaire d’Omar Al-Bachir entre la fin des années 1990 et 2009. La BNP a fait appel. Un jury populaire à New York a reconnu, vendredi 17 octobre, la banque française BNP Paribas complice d’exactions au Soudan, en ayant organisé des transactions commerciales dont les recettes ont financé l’armée et les milices du régime d’Omar Al-Bachir. Les jurés ont décidé que l’établissement était responsable pour les pertes et souffrances de trois réfugiés soudanais de ce procès civil et leur ont attribué des dommages et intérêts de 20,75 millions de dollars au total.

Reconnu complice de violences au Soudan par un jury populaire à New York, le groupe bancaire français BNP Paribas voit son action plonger en Bourse, tandis qu’une “class action” regroupant plus de 20 000 victimes menace de transformer l’affaire en jurisprudence majeure sur la responsabilité des banques dans les violations des droits humains.

Son crime ? L’ex-garde des sceaux était accusé d’avoir tenté de détourner près de 20 millions de dollars US dans le cadre d’un marché pour la construction d’une nouvelle prison à Kisangani (nord-est de la RDC). Il risquait jusqu’à 10 ans de prison et 20 ans d’interdiction d’accès à toute fonction officielle.

Le jeune Constant Mutamba 37 ans a été un éphémère ministre de la Justice de la RDC du juin 2024 au 18 juin 2035. Condamné ce 2 septembre à Kinshasa à 3 ans de travaux forcés, il lui est également interdit d’accès, pour une période de 5 ans, à toute fonction publique par la Cour de cassation pour détournement de fonds publics

Matata Ponyo Mapon, qui a été Premier ministre de 2012 à 2016 sous le régime de Joseph Kabila, a été reconnu coupable mardi 20 mai, d'un détournement de 245 millions de dollars. Il a été condamné à dix ans de travaux forcés, a annoncé un porte-parole de la Cour constitutionnelle.

Premier ministre sous Joseph Kabila, Matata Ponyo Mapon a été reconnu coupable de détournements de 245 millions de dollars US lorsqu’il était aux affaires. Il a écopé de dix ans de prison. Ces fonds étaient destinés à un important projet agricole, aujourd’hui à l’arrêt

Entre exceptions de compétence, irrecevabilités juridiques, et immunité parlementaire, ce procès est perçu par beaucoup comme un épisode de plus dans une pièce bien rodée. Pendant ce temps, Bukanga-Lonzo, censé être un projet phare de développement agro-industriel, est devenu le symbole d’un rêve abandonné, un terrain vide où devaient pousser l’espoir et la souveraineté alimentaire du Congo.

Dans les travées de la Cour constitutionnelle, le procès de l’ancien Premier ministre et sénateur Augustin Matata Ponyo, ainsi que ses coaccusés dans le dossier Bukanga-Lonzo, attire l’attention d’une nation fatiguée. Fatiguée des scandales. Fatiguée des impunités. Fatiguée d’un système judiciaire qui semble parfois servir les puissants au lieu de protéger le bien commun.