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«Le lancement de cette bourse devrait rendre l’environnement d’investissement plus accessible, permettant aux entreprises de lever des fonds de manière plus efficace et offrant aux investisseurs un éventail élargi d’options pour diversifier leurs portefeuilles», indique le ministère des Finances. Et d’ajouter : «cette évolution s’inscrit dans la vision plus large de l’Ethiopie de construire un secteur financier dynamique et résilient, propice à une croissance économique durable.» L’objectif du gouvernement est d'atteindre 90 entreprises cotées et quatre millions d’investisseurs, d’après Tilahun Kassahun, président de la société de gestion de la Bourse (ESX).

Après 50 ans de fermeture, le gouvernement éthiopien a lancé vendredi dernier (ndlr : 10 janvier 2025) la Bourse des valeurs mobilières (ESX). Ainsi, le pays espère attirer des investissements pour stimuler la création de richesses et favoriser sa croissance économique.

Au 31 décembre 2024, la capitalisation boursière du marché des actions s’est établie à 10.078,68 milliards de francs CFA (environ 16 milliards de dollars), contre 7.966,96 milliards l’année précédente. Cela représente une progression de 26,51 %, soit un gain de plus de 2.100 milliards de francs en une année.

Avec une IPO réussie cette année et une autre attendue tout prochainement, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), basée à Abidjan, a achevé l’année 2024 sur une note exceptionnelle. Avec une hausse de 28,89 % de son indice principal, le BRVM Composite, la place boursière de l’UEMOA, où sont cotées 47 entreprises, confirme sa dynamique

En juillet dernier, un accord avait été conclu avec la société publique du pétrole (NNPC), qui prévoyait que cette dernière fournisse à l’usine 385.000 barils par jour, réglés en nairas. Une décision destinée à réduire la pression sur les réserves en devises du pays. Cependant la NNPC n’a pas respecté ses engagements. Edwin Devakumar, vice-Président de Dangote Industries a décrit les livraisons comme «des cacahuètes.» En conséquence, la raffinerie, au lieu de fonctionner à pleine capacité, se voit contrainte d’importer du brut depuis les Etats-Unis.

Le groupe du milliardaire éponyme affirme étudier l’éventualité de faire coter sa filiale de raffinage pétrolier à la Bourse de Londres faute de profondeur suffisante de la place de Lagos. L’industriel nigérian veut faire de sa gigantesque raffinerie une plaque tournante de la fourniture de produits pétroliers dans toute l’Afrique sub-saharienne.

«Est-ce que l’intérêt supérieur de la nation est de garder le siège social de TotalEnergies en France et la cotation principale de Total en France ? Oui. Donc je me battrais pour cela», a prévenu le locataire de Bercy.

A la demande de son Conseil d’administration, le groupe pétrolier français étudie la possibilité de se faire coter à la Bourse de New York, suscitant l’ire de Bercy qui n’entend pas voir partir le centre de décision du groupe aux Etats-Unis. Depuis plusieurs années, TotalEnergies s’est renforcé aux Etats-Unis, à la fois dans le gaz liquéfié, dont il est le premier exportateur, et dans les projets de stockages par batterie et d’électricité renouvelable