Le président ghanéen John Dramani Mahama a installé, le 26 août, un comité de cinq membres chargé de piloter le « Bawku Revitalisation Fund ». Doté d’1 milliard de cedis, soit environ 89 millions de dollars, le fonds doit financer la reconstruction de Bawku et relancer l’économie locale, durement éprouvée par des décennies de violences.
Le gouvernement ghanéen veut accélérer le retour à la normale à Bawku. Dans cette ville de la région du Nord-Est, régulièrement marquée par des affrontements, l’exécutif entend désormais s’attaquer aux conséquences économiques et matérielles du conflit.
Un fonds pour reconstruire Bawku
C’est dans cette perspective que John Dramani Mahama a installé, mercredi 26 août, un comité de cinq membres chargé de superviser la gestion du « Bawku Revitalisation Fund. » Dotée d’une enveloppe d’1 milliard de cedis, équivalant à quelque 89 millions de dollars, cette initiative doit soutenir la reconstruction des infrastructures publiques endommagées et accompagner la reprise de l’activité économique.
Priorité aux infrastructures et à l’économie
Présidé par le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, le comité devra veiller à l’utilisation et à l’orientation des ressources du fonds. Sa mission couvrira notamment la reconstruction des infrastructures publiques dégradées au fil des années de conflit.
Au-delà des bâtiments et équipements détruits ou endommagés, l’enjeu est également économique. Le fonds doit contribuer à remettre en marche les activités locales et à créer les conditions d’une relance durable dans Bawku et les communautés environnantes.
Un pari sur l’après-conflit
À travers ce mécanisme financier, Accra entend faire de la reconstruction un levier de stabilisation dans une zone longtemps fragilisée par les violences. Le succès du dispositif dépendra toutefois de la capacité du comité à assurer une gestion rigoureuse des fonds et à orienter les investissements vers les besoins prioritaires des populations.
Pour Bawku, l’enjeu dépasse donc la seule reconstruction physique : il s’agit aussi de restaurer l’activité économique et de poser les bases d’un retour durable à la stabilité.





Ghana





