Après 50 ans de fermeture, le gouvernement éthiopien a lancé vendredi dernier (ndlr : 10 janvier 2025) la Bourse des valeurs mobilières (ESX). Ainsi, le pays espère attirer des investissements pour stimuler la création de richesses et favoriser sa croissance économique
«Le lancement de cette bourse devrait rendre l’environnement d’investissement plus accessible, permettant aux entreprises de lever des fonds de manière plus efficace et offrant aux investisseurs un éventail élargi d’options pour diversifier leurs portefeuilles», indique le ministère des Finances. Et d’ajouter : «cette évolution s’inscrit dans la vision plus large de l’Ethiopie de construire un secteur financier dynamique et résilient, propice à une croissance économique durable.» L’objectif du gouvernement est d’atteindre 90 entreprises cotées et quatre millions d’investisseurs, d’après Tilahun Kassahun, président de la société de gestion de la Bourse (ESX).
Selon la Commission nationale d’investissement, l’Ethiopie a attiré 3,9 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2023, soit une augmentation de 14%. Il se classe ainsi au troisième rang en Afrique, d’après la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced)). Les deux premiers en 2023 sont l’Égypte avec 9,841 milliards de dollars captés, suivie de l’Afrique du Sud (5,233 milliards).
Le marché boursier éthiopien renaît après près de 50 ans d’inactivité. Afin de dynamiser ce marché, les autorités prévoient plusieurs initiatives. C’est dans ce cadre qu’a été lancé dans les tout derniers jours de décembre 2024, une académie numérique afin de renforcer la culture financière et favoriser l’inclusion dans le secteur financier. Ce, en fournissant au public les outils et compétences nécessaires pour évoluer efficacement dans le domaine de l’investissement. C’est également dans ce cadre qu’Addis-Abeba a adopté en décembre 2024, une loi qui permet aux investisseurs étrangers d’investir dans son secteur bancaire.











