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C’est une ironie géographique que les autorités guinéennes ne veulent plus subir. Qualifiée depuis des décennies de « château d’eau » de l’Afrique de l’Ouest en raison des innombrables fleuves majeurs qui y prennent leur source, la Guinée peine paradoxalement à abreuver sa propre population. Les chiffres de la Banque mondiale sont sans appel : en 2022, près de 30 % des Guinéens restaient totalement exclus d’un accès de base à l’eau potable.

Face à une crise hydrique paradoxale qui asphyxie son économie et le quotidien de ses citoyens, Conakry déploie une offensive financière redoutable à travers le lancement du Projet Eau et Assainissement en Guinée (PEAG).Soutenu par la Banque mondiale, le PEAG ambitionne de transformer radicalement les infrastructures nationales pour raccorder plus de 2,6 millions d’habitants à un réseau d’eau potable fiable d’ici 2031.

La station deviendra la deuxième plus importante unité de production d’eau de Bujumbura, avec une capacité de 120 000 mètres cubes. Elle vise à répondre au déficit chronique d’approvisionnement en eau potable dans la capitale économique et ses environs. Le financement du projet repose principalement sur un appui de la Banque mondiale, qui mobilise 80 millions de dollars, tandis que l’Etat burundais apporte 10 millions de dollars.

Confronté à une fracture structurelle ville-campagne en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le Burundi se fixe quinze ans afin d’assurer une couverture totale de la population et d’améliorer ses conditions de vie. Le projet de construction d’une station de pompage, de 90 millions de dollars, lancé en grande mercredi 17 juin par le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, fait partie de ce qui est présenté à Bujumbura (ndlr : la capitale économique du pays, Gitega étant devenue la capitale administrative) comme un des plus grands chantiers à caractère social du pays. La station de pompage d’eau est située à Nyabugete, dans la province de Bujumbura.

Ces investissements visent à garantir l'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement à 32 millions d'habitants, réduire les inégalités régionales en matière d'accès à l’eau, et préserver et valoriser les quatre grands bassins fluviaux du pays : le Cavally, le Sassandra, le Bandama et la Comoé.

La Côte d'Ivoire a profité des assemblées générales du printemps des institutions de Bretton-Woods -FMI et Banque mondiale- qui se tiennent actuellement à Washington D.C, pour décliner une grosse opération promo de sa stratégie en matière d’eau. Devant un parterre d’institutionnels et d’investisseurs, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba en VRP de son gouvernement, a présenté l’ambitieux «Pacte national pour l'eau» qui nécessitera 7,5 milliards de dollars, soit 4 175,6 milliards francs CFA dont plus d'1 milliard provenant du secteur privé, à l'horizon 2030.

Long de 200 kilomètres, ce pipeline, baptisé J2K, permet d’acheminer de l’eau dessalée depuis la côte atlantique jusqu’au cœur du bassin phosphatier. Il s’agit de la première infrastructure de ce type au Maroc, et l’une des plus ambitieuses d’Afrique, capable de transférer jusqu’à 80 millions de mètres cubes d’eau par an.

Le 14 juillet 2025 marque une étape clé dans la stratégie hydrique du Maroc. Le groupe OCP, à travers sa filiale OCP Green Water, a officiellement lancé la mise en service de son pipeline reliant l’unité de dessalement de Jorf Lasfar au site minier de Khouribga. Une prouesse technique et industrielle au service de la souveraineté hydrique du Royaume