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Créé en 1966 sous l’égide de la Banque mondiale, le CIRDI est régi par un traité multilatéral visant à encourager les investissements internationaux par la sécurisation juridique des relations entre États et investisseurs étrangers. Basé à Washington D.C., le CIRDI est reconnu comme l’institution de référence pour le règlement des différends en matière d’investissements internationaux. Indépendant et apolitique, le centre met à disposition des parties une variété de mécanismes, allant de la conciliation à l’arbitrage en passant par la médiation et la constatation des faits. À ce jour, il a administré plus d’un millier de litiges impliquant États et investisseurs.

Le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI) a accueilli en avril 2025 un nouveau membre dans son prestigieux panel d’arbitres : l’avocat sénégalais Me Mouhamed Kébé. Sa nomination, pour un mandat de six ans, intervient sur proposition officielle du gouvernement du Sénégal, conformément aux dispositions de la Convention CIRDI

. Alrosa a globalement pu maintenir une partie non négligeable de son activité en faisant transiter ses diamants extraits dans ses gisements russes par l’Inde où un retravail local permettra aux pierres précieuses de devenir des diamants «indiens» et ainsi d’échapper aux sanctions internationales.

L'exploitation des mines en Afrique, notamment les mines de diamants, suscite beaucoup de critiques. Et pour cause : les contrats signés par les gouvernements africains avec des sociétés étrangères occidentales russes ... sont léonins. La société russe Alrosa est indexée particulièrement. Les diamants exploités en Afrique servent très souvent à financer les guerres : Diamonds blood.

Me Mouhamed Kébé, Managing Partner de GENI & KEBE, DLA Piper Africa

Au-delà d’accélérer l’intégration économique et monétaire en Afrique, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) devrait également permettre d’impulser un nouveau système de règlement des différends Investisseurs-Etats au sein du continent. C'est la thèse que semble défendre Me Mouhamed Kébé, Managing Partner du cabinet Pan-Africain GENI & KEBE dans son opus, publié en anglais aux Éditions Intersentia. Son analyse de la situation esquisse par ailleurs des solutions des différends et litiges commerciaux jusqu'ici traités par des juridictions et institutions internationales. Ce qui, pour lui, est source de "frustrations des États africains". Comment s'affranchir de cette situation? Entretien.