Le géant minier chinois Zijin Mining Group a prévenu vendredi 21 août que son objectif de production de cuivre pour 2026 était sous pression, après des inondations qui ont frappé le complexe de Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo. Un coup dur qui survient sur un marché mondial déjà tendu, le métal rouge ayant franchi la barre des 14 000 dollars la tonne, près de ses sommets historiques.
57 000 tonnes en moins sur Kamoa-Kakula
Dans son rapport semestriel publié le 22 août, l’entreprise précise que sa part de production de Kamoa-Kakula, l’une des plus grandes mines de cuivre au monde, devrait chuter jusqu’à 57 000 tonnes cette année. Le site n’a pas retrouvé son rythme depuis la suspension des opérations décidée l’an dernier, après une activité sismique et les inondations qui ont suivi. Zijin détient un peu plus de 44 % du projet, au côté notamment du canadien Ivanhoe Mines.
Les prévisions du complexe avaient déjà été revues à la baisse en avril : Ivanhoe Mines tablait alors sur une fourchette de 290 000 à 330 000 tonnes pour l’année, contre 380 000 à 420 000 tonnes précédemment.
Un marché mondial sous tension
Zijin, qui exploite aussi des gisements en Chine, en Serbie et sur d’autres sites en RDC, maintient officiellement sa cible de 1,2 million de tonnes de cuivre pour 2026. Mais les aléas de Kamoa-Kakula rendent cet objectif plus incertain, dans un contexte où la demande, portée par l’électrification des économies et les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, rend le marché très sensible au moindre incident d’approvisionnement. La succession de difficultés sur les grands complexes africains rappelle la fragilité de la filière cuivre face aux risques naturels et opérationnels.





République démocratique du Congo




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