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Après le succès de l’actionnariat populaire (APEC) et la montée en puissance du Fonds de soutien patriotique (FSP), le gouvernement burkinabè dégaine une nouvelle arme économique : les «Diaspora Bonds.» Ce mécanisme innovant ne se contente pas de capter des fonds ; il transforme chaque Burkinabè de l’extérieur en un investisseur direct de la reconstruction nationale.

Malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et humanitaires, l’État burkinabè affiche une performance budgétaire notable en 2025. À fin septembre, le gouvernement a mobilisé plus de 2 500 milliards FCFA de ressources et consacré près de 1 200 milliards FCFA, environ 1,83 milliard d’euros, au règlement de la dette intérieure. Un effort crucial pour soutenir la relance de l’économie nationale.

Le total des paiements du principal et des intérêts pour 2026 augmenterait de plus de 11 % par rapport aux projections de juin dernier. Pour 2027, le montant du service de la dette bondirait d’un tiers pour atteindre 4,41 milliards de francs CFA, et de 50% en 2028!

Le gouvernement sénégalais a fortement revu à la hausse les prévisions de paiement du service de la dette d'environ 3.200 milliards de francs CFA, soit 5,8 milliards de dollars pour les trois prochaines années, selon une note de synthèse adossée au projet de loi de finances 2026. Ce nouvel ajustement est le prolongement logique de l’intégration d’une «dette cachée» de plusieurs milliards de dollars dont on accuse le régime de Macky Sall.

«Le coût intérieur du capital reste élevé dans toute la région ; les marchés financiers locaux sont non seulement fragmentés, mais ils manquent de profondeur et de liquidité, en plus des coûts de transaction et des marges de crédit élevés.» Les économistes du FMI relèvent que les nouveaux emprunts publics sont nettement plus coûteux que la dette extérieure dans de nombreux pays. La forte dépendance aux banques locales accroît encore les coûts de financement et évince les investissements du secteur privé.

Les gouvernements d'Afrique subsaharienne paient plus cher les emprunts levés sur leur propre marché intérieur qu'à l'étranger, car ils sollicitent de plus en plus les banques locales pour combler leurs déficits de financement, ce qui accroît les risques pour les prêteurs et freine l'investissement privé, constate le Fonds monétaire international (FMI) en marge des assemblées générales des institutions de Bretton-Woods qui s’achèvent Washington

Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années

Cette situation, qu’il qualifie de «délits financiers,» a poussé les autorités à agir fermement pour récupérer les fonds dus et stopper l’hémorragie financière. A partir du 1er octobre 2025, l’administration publique burkinabè n’acceptera plus les chèques comme moyen de paiement pour ses transactions. Cette mesure s’applique aux encaissements de l’État pour le règlement des impôts, des taxes, des contributions et des services divers.

Le Trésor et la Comptabilité publique du Burkina Faso mène une offensive contre le fléau des chèques en bois.
Face à un montant impressionnant de près de 34 milliards de FCFA, soit environ 51,90 millions d’euros, de chèques impayés émis au profit de l’État, le Directeur général, Bruno Raymond Bamouni, a annoncé des mesures radicales pour protéger les finances publiques

C'était un secret de polichinelle et une perspective malheureusement attendue. En raison de finances publiques dégradées, l'agence de notation Fitch a dégradé la note de la France qui passe dans le club des «A» à «A+». En mars dernier, Fitch avait maintenu la note à «AA-», avec une perspective négative.

Comme attendu, l’agence de notation américaine Fitch, l’une des principales agences après S&P et Moody’s, a décidé de dégrader la note de la France à «A+.»
La dégradation des finances publiques françaises sont la principale cause de cette évaluation mal venue dans un contexte politique et institutionnel difficile

Les sociétés d’État et les établissements publics de prévoyance sociale (EPPS) du Burkina Faso ont présenté leurs bilans financiers à l’occasion de la 33e session de l’Assemblée générale des Sociétés d’État (AG-SE). Cette rencontre statutaire, présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont permis aux participants d’examiner et d’approuver les rapports de gestion des conseils d’administration ainsi que les états financiers de 24 entreprises publiques pour l’exercice clos au 31 décembre 2024. Pour cette session, ce sont 21 sociétés d’état et 3 Établissements Publics de Prévoyance Sociale (EPPS) qui ont été évalués.  

Il s’est tenu les 26 et 27 juin 2025 à Ouagadougou, les travaux de la 33e Assemblée générale des Sociétés d’État (AG-SE) du Burkina Faso. Une tribune statutaire qui a permis de faire le diagnostic de performances de ces sociétés qui ont réalisé un chiffre d’affaires de plus de 3000 milliards de FCFA, soit environ 5,40 milliards de dollars US, en 2024, avoisinant le budget national, exercice 2025 qui est de 4 000 milliards.