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Daniel Chapo, Président du Mozambique

Les Etats-Unis ont validé un prêt de 4,7 milliards de dollars en faveur de TotalEnergies pour la relance du projet de liquéfaction de gaz naturel Mozambique LNG, d’une valeur de 20 milliards de dollars dans la province de Cabo Delgado, secouée par une insurrection islamiste menée par le groupe terroriste «Etat islamique.» C’est Estevão Pale, ministre mozambicain de l’Energie qui a révélé la nouvelle jeudi 13 mars

En 2024, Lisbonne a importé 49.141 gigawattheures (GWh) de gaz naturel, dont 96 % sous forme de GNL, selon les données du ministère portugais de l’Energie. Dans ce volume, le Nigeria a assuré 51 %, suivi des Etats-Unis (40 %) et de la Russie (4,4 %). La ministre portugaise de l’Energie, Maria da Graça Carvalho a affirmé que les importations de GNL nigérian devraient augmenter au cours des prochaines années.

A l’instar de tous les membres de l’Union européenne, Lisbonne a été contrainte de se débrancher du tuyau russe et de diversifier son sourcing en gaz naturel après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Le Nigeria, premier producteur d’hydrocarbures en Afrique, a consolidé ses positions sur le marché européen. Il a ainsi conquis le Portugal dont il est devenu le premier fournisseur de gaz naturel liquéfié (GNL)

Avec 425 milliards de mètres cubes, le bloc GTA est un gisement de grande envergure. Avec une capacité de production de 2,5 mtpa dans la première phase et de 5 mtpa dans la seconde - selon que les développeurs du projet décident ou non de doubler la capacité de l'infrastructure FLNG -, le projet offre un nouvel approvisionnement crucial pour les consommateurs européens et une source de revenus stratégique pour le Sénégal et la Mauritanie. Si le projet ne comblera pas nécessairement le vide laissé par la Russie - après exportation et regazéification, la première phase de GTA exportera l'équivalent de 3,69 milliards de m3 - il jouera un rôle stratégique dans la diversification des chaînes d'approvisionnement mondiales et dans la stimulation d'une croissance économique durable au Sénégal et en Mauritanie. Alors que la première phase du projet donne la priorité aux exportations, la seconde phase comporte une forte composante de gaz local pour les deux pays.

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape historique avec le démarrage des opérations du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA). Les développeurs du projet, bp et Kosmos Energy, ainsi que la compagnie pétrolière nationale (NOC) sénégalaise Petrosen et la société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), ont officiellement ouvert le premier puits du projet GTA, signalant ainsi le début des opérations techniques et une nouvelle ère de développement axé sur le gaz et la sécurité énergétique en Afrique de l'Ouest

Les premiers effets collatéraux de la crise politique actuelle à Maputo, sont déjà visibles. Les manifestations violentes, les affrontements meurtriers et les actes de sabotage ont contraint le géant pétrochimique sud-africain Sasol à réduire la production sur ses sites mozambicains de Pande et Temane. Selon les explications de son management, «cette réduction vise à protéger la sécurité du personnel et des installations dans un contexte de violence croissante, mais elle entraîne des perturbations majeures dans la chaîne d’approvisionnement en gaz, en Afrique du Sud.»

La crise politique née de la victoire contestée de Daniel Chapo à la présidentielle, candidat du Frelimo, le parti « marxiste » au pouvoir depuis l’Indépendance, est en train de menacer gravement l’approvisionnement en gaz de l’Afrique du Sud, fragilisant son secteur industriel et énergétique fortement dépendant des importations du Mozambique. Le soutien aveugle de l’ANC aux «camarades» mozambicains, risque de coûter très cher à l’économie sud-africaine

«Notre pays continue de suivre une voie remarquable de reprise de la croissance, avec un scénario prometteur à moyen terme», s’est réjoui Max Tonela

Le moteur de l’économie mozambicaine retrouverait toute sa puissance. Selon les prévisions du ministère des Finances sur la base desquelles a été bâti le projet de loi de finances, le taux de croissance du PIB s’établirait à 5,5% l’année prochaine grâce aux très bonnes performances attendues dans les industries minières, l'agriculture et la finance. C’est un demi-point de plus qu’en 2023.