Le moteur de l’économie mozambicaine retrouverait toute sa puissance. Selon les prévisions du ministère des Finances sur la base desquelles a été bâti le projet de loi de finances, le taux de croissance du PIB s’établirait à 5,5% l’année prochaine grâce aux très bonnes performances attendues dans les industries minières, l’agriculture et la finance. C’est un demi-point de plus qu’en 2023.
La croissance de l’économie mozambicaine devrait atteindre 5,5% en 2024 contre un taux estimé à 5 % en 2023, a annoncé le ministre des Finances, Max Tonela, lors d’une conférence de presse mercredi 6 décembre. S’exprimant lors de la présentation du projet de loi de finances 2024, l’argentier du pays a indiqué que la croissance devrait être tirée par les bonnes performances dans le secteur des industries extractives, de l’agriculture et de la finance. «Notre pays continue de suivre une voie remarquable de reprise de la croissance, avec un scénario prometteur à moyen terme», s’est-il réjoui.
Le tableau de bord macroéconomique du pays reste cependant fragile. Le déficit budgétaire devrait se creuser en 2024 à 10,4% du PIB contre 8,7 % prévus cette année, sous l’effet de l’augmentation du remboursement des dettes, de la revalorisation des salaires des fonctionnaires ainsi que des dépenses électorales. Pour financer ce déficit, Maputo compte des dons extérieurs, des emprunts auprès de bailleurs de fonds étrangers et de levées de la dette sur le marché domestique.
Au cours de la dernière décennie, le Mozambique a vu ses performances économiques plombées par une série de chocs, dont le scandale de la «dette cachée», des cyclones dévastateurs et une insurrection menée par un groupe djihadiste affilié à l’Etat islamique dans la province septentrionale de Cabo Delgado, où se situe le projet d’un complexe de production de gaz naturel liquéfié (GNL) piloté par le groupe TotalEnergies. Suspendu en avril 2021, le méga-projet de TotalEnergies devrait être relancé après l’amélioration de la situation sécuritaire à Cabo Delgado, alors que la production du GNL au niveau du gisement offshore Coral monte en puissance.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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