Tous les articles qui parlent de Sahel - Page 2

Sous la présidence Ouattara, la Côte d’Ivoire a tourné la page de la crise post-électorale de 2010-2011. Le pays a retrouvé la paix civile, organisé des scrutins réguliers et adopté une nouvelle Constitution en 2016. Le gouvernement Ouattara a entrepris de réformer l’armée et les forces de sécurité afin d’unifier les ex-belligérants et de professionnaliser les troupes. Cette réforme, consolidée après les mutineries de 2017, a porté ses fruits.  

En Côte d’Ivoire, le Président de la République, Alassane Ouattara, a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, lors d’une allocution télévisée le 29 juillet. À 83 ans, le chef de l’État a justifié sa décision par les nombreux appels de la population à poursuivre son action, mais surtout par la nécessité de faire face aux défis majeurs qui se posent à la Côte d’Ivoire.

Lancée en novembre 2023, l’Initiative Atlantique vise à connecter des capitales sahéliennes, Bamako, Niamey, Ouagadougou, et potentiellement N’Djamena, à l’économie mondiale, via des corridors logistiques reliant ces villes aux ports marocains, en particulier celui, en construction, de Dakhla.

À mesure que les lignes du monde bougent, de nouveaux tracés s’imposent. Dans le désert géopolitique du Sahel, une voie discrète mais décisive se dessine. Le Maroc, s’appuyant sur sa façade atlantique et son expertise en infrastructures, a formulé un projet aussi simple dans son principe que complexe dans sa mise en œuvre : offrir un débouché maritime aux pays du Sahel. En d’autres termes, donner un horizon à des États enclavés, longtemps coincés entre géographie hostile et dépendances stratégiques

Niamey, la capitale nigérienne a accueilli, les 24 et 25 juillet 2025, une rencontre stratégique entre les ministres de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, du Mali et du Niger, membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette réunion, inscrite dans le cadre du Comité ministériel de développement de l’organisation sous régionale, avait pour objectif principal d’accélérer la mise en service de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES)  

«On espère que le Mali et les États-Unis pourront travailler ensemble pour faire face à cette lutte contre le terrorisme,» souline William B. Stevens, sous-Secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest au département d'État. Et d’expliciter sa pensée : les groupes terroristes tels que Al-Qaeda, l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS) et le groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans (JNIM) sont tous des menaces pour les États-Unis. «Al-Qaeda, l'EIGS et le JINIM sont en train de menacer les intérêts américains. Ce serait vraiment une aubaine pour les États-Unis de collaborer avec le Mali pour faire face à ces groupes terroristes.»

Les Etats Unis sur la voie de s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme au Sahel en général, au Mali en particulier. Cette annonce émane de William B. Stevens, sous-Secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest au département d'État et envoyé spécial des États-Unis au Sahel, au terme d'une visite au Mali (21 au 22 juillet)

Surnommée la "route du poisson," pour son rôle dans l'acheminement du poisson au Burkina, elle a vu des véhicules civils et militaires frappés par des mines artisanales, des embuscades contre l'armée et des civils enlevés.

Au Sahel miné par les violences jihadistes, il y a des routes qu'on évite et d'autres qu'on traverse la peur au ventre, comme la Nationale 15 au centre du Mali. Elle quitte Sévaré, serpente à travers Bandiagara, Koro et Bankass, dans le Pays dogon, pour enfin rejoindre la Nationale 2, de l'autre côté de la frontière au Burkina Faso.

Lancée en 2019, l’Initiative Desert to Power portée par la Banque africaine de développement (BAD) ambitionne de faire du Sahel la plus grande zone de production solaire au monde, avec un objectif de 10 gigawatts.

La capitale burkinabè, Ouagadougou a accueilli, ce lundi 30 juin 2025, la 5e réunion ministérielle de l’Initiative Desert to Power qui a  réuni les ministres de l’Énergie du Mali, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie, de Djibouti et du Burkina Faso autour du thème : «Amélioration des performances techniques et financières des sociétés d’électricité du Sahel »

Dans le cadre du projet Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants - Transition Écologique, Je m’engage pour l’Afrique (JMA) a réalisé l’ouvrage «Bonnes pratiques - Valoriser les actions environnementales au Cameroun.» (Lien https:/mag.jmafrique.org/publication) Ce guide met en lumière l’ingéniosité des acteurs camerounais, de l'Extrême Nord au Littoral, face aux défis environnementaux, offrant un modèle de résilience et d'innovation pour toute l'Afrique.

Un iPhone 14 Pro peut générer jusqu’à 116 kg de CO₂ sur l’ensemble de sa durée de vie. Multipliez cela par 5 milliards d’internautes dans le monde : on comprend vite que la pollution numérique n’est pas une abstraction, mais une réalité aux conséquences massives. Notre objectif est de transformer cette prise de conscience en levier d’action. Avec ECOVIRTUOSAHEL, nous sensibilisons les jeunes et les citoyens du Sahel à leur empreinte carbone numérique, notamment dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et du Littoral du Cameroun. Notre approche croise quatre leviers : la pédagogie, le recyclage, l’intelligence artificielle et le plaidoyer citoyen.

Le 15 février 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), ont annoncé leur intention de quitter la Zone franc CFA et de créer une monnaie commune. Le Général Abdourahamane Tiani, Président de la transition du Niger, a déclaré que cette initiative visait à restaurer la souveraineté monétaire des pays concernés. S’agissant du volet commercial, le traité institutif instaure le principe de la libre circulation des personnes et des biens sans spécifier un mécanisme d'intégration économique ni une vision claire.

Depuis leur retrait définitif de la CEDEAO le 29 janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont intensifié la construction de l’Alliance des États du Sahel (AES), désormais structurée comme une confédération souveraine. Cette nouvelle entité vise à renforcer leur autonomie politique, économique et sécuritaire en dehors des cadres ouest-africains traditionnels. Sur le plan sécuritaire, une force militaire conjointe de 5 000 hommes a été mise en place, bénéficiant du soutien logistique et technique de la Russie, marquant un réalignement stratégique majeur. Sur le plan symbolique et institutionnel, l’AES a lancé un passeport biométrique commun, supprimé les frais d’itinérance téléphonique entre ses membres, et adopté le 10 mai 2025 un hymne officiel commun destiné à renforcer l’identité régionale. De plus, un emblème officiel de l’AES a été dévoilé. L’AES poursuit également des projets d’intégration économique ambitieux, notamment la création d’une monnaie commune.