Tous les articles qui parlent de Sahel - Page 2

Institué en 2015 sous l’impulsion du Roi Abdallah II de Jordanie et de l’Italie, le Processus d’Aqaba est une initiative internationale de haut niveau, bilatérale et informelle, visant à renforcer la coopération multilatérale contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il offre une plateforme unique pour les chefs d’État, les responsables de la sécurité et les acteurs internationaux clés afin de partager des informations, de coordonner les stratégies de lutte et de renforcer les capacités des pays partenaires.

Le mercredi 15 octobre 2025, la capitale italienne, Rome, a été l’hôte d’un événement diplomatique de haute importance : le 10e Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement du Processus d’Aqaba, dédié pour l’occasion à la crise sécuritaire croissante en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Cette réunion stratégique a mis l’accent sur la nécessité d’une riposte globale face aux menaces qui déstabilisent la région

À l’heure actuelle, une personne sur dix dans le monde vit dans des régions confrontées à un stress hydrique élevé ou critique. Au cours des 50 dernières années, les périodes de graves pénuries de pluie ont augmenté de plus de 230 % à l’échelle mondiale (a). En Afrique de l’Ouest, de nombreuses communautés s’ajustent à l’évolution des régimes pluviométriques et à la diminution des ressources hydriques grâce à une résilience, une créativité et un savoir local remarquables. Leur expérience permet de mieux comprendre comment les économies peuvent s’adapter et prospérer face à l’évolution des conditions écologiques.

L’eau n’est pas uniquement une question de survie, elle est aussi synonyme de prospérité. Dans les pays à faible revenu, plus de la moitié des emplois dépendent de l’eau (a). En Afrique subsaharienne, ce chiffre atteint 62 %. La chute des précipitations entraîne celle du PIB, ce qui montre à quel point l’eau est essentielle non seulement à la vie, mais aussi au travail et à la croissance.

Sous la présidence Ouattara, la Côte d’Ivoire a tourné la page de la crise post-électorale de 2010-2011. Le pays a retrouvé la paix civile, organisé des scrutins réguliers et adopté une nouvelle Constitution en 2016. Le gouvernement Ouattara a entrepris de réformer l’armée et les forces de sécurité afin d’unifier les ex-belligérants et de professionnaliser les troupes. Cette réforme, consolidée après les mutineries de 2017, a porté ses fruits.  

En Côte d’Ivoire, le Président de la République, Alassane Ouattara, a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, lors d’une allocution télévisée le 29 juillet. À 83 ans, le chef de l’État a justifié sa décision par les nombreux appels de la population à poursuivre son action, mais surtout par la nécessité de faire face aux défis majeurs qui se posent à la Côte d’Ivoire.

Lancée en novembre 2023, l’Initiative Atlantique vise à connecter des capitales sahéliennes, Bamako, Niamey, Ouagadougou, et potentiellement N’Djamena, à l’économie mondiale, via des corridors logistiques reliant ces villes aux ports marocains, en particulier celui, en construction, de Dakhla.

À mesure que les lignes du monde bougent, de nouveaux tracés s’imposent. Dans le désert géopolitique du Sahel, une voie discrète mais décisive se dessine. Le Maroc, s’appuyant sur sa façade atlantique et son expertise en infrastructures, a formulé un projet aussi simple dans son principe que complexe dans sa mise en œuvre : offrir un débouché maritime aux pays du Sahel. En d’autres termes, donner un horizon à des États enclavés, longtemps coincés entre géographie hostile et dépendances stratégiques

Niamey, la capitale nigérienne a accueilli, les 24 et 25 juillet 2025, une rencontre stratégique entre les ministres de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, du Mali et du Niger, membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette réunion, inscrite dans le cadre du Comité ministériel de développement de l’organisation sous régionale, avait pour objectif principal d’accélérer la mise en service de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES)  

«On espère que le Mali et les États-Unis pourront travailler ensemble pour faire face à cette lutte contre le terrorisme,» souline William B. Stevens, sous-Secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest au département d'État. Et d’expliciter sa pensée : les groupes terroristes tels que Al-Qaeda, l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS) et le groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans (JNIM) sont tous des menaces pour les États-Unis. «Al-Qaeda, l'EIGS et le JINIM sont en train de menacer les intérêts américains. Ce serait vraiment une aubaine pour les États-Unis de collaborer avec le Mali pour faire face à ces groupes terroristes.»

Les Etats Unis sur la voie de s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme au Sahel en général, au Mali en particulier. Cette annonce émane de William B. Stevens, sous-Secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest au département d'État et envoyé spécial des États-Unis au Sahel, au terme d'une visite au Mali (21 au 22 juillet)

Surnommée la "route du poisson," pour son rôle dans l'acheminement du poisson au Burkina, elle a vu des véhicules civils et militaires frappés par des mines artisanales, des embuscades contre l'armée et des civils enlevés.

Au Sahel miné par les violences jihadistes, il y a des routes qu'on évite et d'autres qu'on traverse la peur au ventre, comme la Nationale 15 au centre du Mali. Elle quitte Sévaré, serpente à travers Bandiagara, Koro et Bankass, dans le Pays dogon, pour enfin rejoindre la Nationale 2, de l'autre côté de la frontière au Burkina Faso.

Lancée en 2019, l’Initiative Desert to Power portée par la Banque africaine de développement (BAD) ambitionne de faire du Sahel la plus grande zone de production solaire au monde, avec un objectif de 10 gigawatts.

La capitale burkinabè, Ouagadougou a accueilli, ce lundi 30 juin 2025, la 5e réunion ministérielle de l’Initiative Desert to Power qui a  réuni les ministres de l’Énergie du Mali, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie, de Djibouti et du Burkina Faso autour du thème : «Amélioration des performances techniques et financières des sociétés d’électricité du Sahel »