Niamey, la capitale nigérienne a accueilli, les 24 et 25 juillet 2025, une rencontre stratégique entre les ministres de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, du Mali et du Niger, membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette réunion, inscrite dans le cadre du Comité ministériel de développement de l’organisation sous régionale, avait pour objectif principal d’accélérer la mise en service de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES)
Créée officiellement le 13 mars 2025 avec un capital initial de 500 milliards FCFA, soit 763,40 millions d’euros, la BCID-AES est appelée à devenir un pilier central du financement du développement dans l’espace confédéral. Les ministres ont unanimement souligné que la libération urgente du capital initial est une étape cruciale pour rendre la banque pleinement opérationnelle.
Selon le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, la BCID-AES ne doit pas être une simple institution financière, mais un véritable instrument de souveraineté économique, orienté vers l’investissement productif, la création d’emplois et la transformation structurelle des économies sahéliennes.
Des engagements fermes pour une mise en œuvre rapide
Les ministres ont salué les avancées déjà enregistrées dans les domaines de la défense, de la sécurité, de la diplomatie et du développement depuis la création de la Confédération. Ils ont réaffirmé leur engagement à prendre toutes les mesures nécessaires pour la bonne exécution des actions prioritaires du pilier «Développement» validé par les chefs d’État.
Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, également ministre des Finances, a insisté sur l’importance de passer rapidement des intentions aux actes, puis aux réalisations concrètes. Il a souligné que le succès de la Confédération repose sur la capacité collective à transformer les orientations politiques en impacts tangibles pour les populations.
Appel à la mobilisation et à la transparence
Les ministres ont également mis l’accent sur la nécessité d’une gouvernance exemplaire de la future banque, fondée sur la transparence, la performance et la responsabilité. Ils ont appelé les populations de l’AES à soutenir cette initiative, qui vise à réduire la dépendance aux financements extérieurs et à mobiliser l’épargne locale pour des investissements structurants.
La rencontre de Niamey marque une étape décisive dans la concrétisation de la BCID-AES. Les discussions ministérielles se poursuivront dans les semaines à venir pour finaliser les textes constitutifs, définir le siège de l’institution, et établir les modalités de gouvernance et de financement.





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