Le groupe du milliardaire nigérian Aliko Dangote a revu à la hausse ses ambitions industrielles en Ethiopie avec un investissement désormais porté à 4 milliards de dollars contre 2,5 milliards initialement, dans son projet de complexe d’engrais dans ce pays. C’est Dangote lui-même qui a annoncé ce redimensionnement lors d’une visite du site de construction à Gode aux côtés du Premier ministre Abiy Ahmed.

Le projet a vu son périmètre élargi afin d’intégrer plusieurs infrastructures stratégiques. En plus d’une unité de fabrication d’emballages en polypropylène ainsi qu’une usine de mélange d’engrais NPK d’une capacité de 3 millions de tonnes par an, le groupe prévoit en effet la construction d’un pipeline de 110 kilomètres et d’une centrale électrique de 120 mégawatts,
Addis-Abeba avait signé en août 2025 un pacte d’actionnaires avec Dangote Industries pour concrétiser ce méga projet présenté comme l’un des plus structurants du pays dans le secteur agricole. Aux termes de cet accord signé par Ethiopian Investment Holdings, une société d’Etat, et le groupe Dangote, l’Etat éthiopien détiendrait une participation de 40 % dans le projet et Dangote 60%.
Devant leur hôte, les autorités éthiopiennes ont insisté sur l’importance stratégique de cet investissement pour l’économie nationale. Elles estiment que cette future plateforme industrielle devrait contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, réduire la dépendance du pays aux importations d’engrais et soutenir durablement la productivité agricole.
Lors de la visite effectuée sur le site dimanche 17 mai, le Premier ministre Abiy Ahmed a également salué l’état d’avancement des travaux, affichant sa confiance quant aux retombées attendues sur l’emploi et la croissance. Pour Addis-Abeba, ce projet s’inscrit dans une volonté plus large d’accélérer l’industrialisation du pays et de développer des capacités locales dans des secteurs stratégiques.





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