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À quelques encablures de ces discours, la réalité est moins flatteuse. L'Afrique vue de Washington, en cet été 2026, tient du paradoxe : courtisée pour ses minerais critiques et citée comme un eldorado démographique, elle est frappée sans ménagement dès qu'elle exporte ses textiles ou ses avocats. Voilà où en est la diplomatie économique américaine sur le continent : l'America First appliqué avec constance, parfois avec brutalité.

De la terrasse du Kennedy Center, on aperçoit le dôme du Capitole. À quelques rues de là, au Département d'État, on répète que l'Afrique est « la prochaine grande opportunité commerciale du monde. » Neuf des vingt économies les plus dynamiques de la planète sont africaines ; d'ici 2050, un humain sur quatre le sera aussi. Puissance d'achat projetée : plus de 16 000 milliards de dollars. Des chiffres que les planificateurs de l'administration Trump récitent comme une antienne.

Selon le FMI, ces révisions s’expliquent par une forte anticipation du commerce international, un taux de droits de douane effectif mondial plus bas que celui prévu dans les prévisions d’avril, ainsi qu’une amélioration des conditions financières mondiales, notamment en raison d’un affaiblissement du dollar, et une expansion budgétaire dans certaines grandes juridictions.

Dans son dernier rapport publié le mardi 29 juillet 2025, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2025, estimant que «la croissance devrait être relativement stable» en 2025 dans la région à 4%, avant de se hisser à 4,3 % l’année prochaine. Ce chiffre représente une hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport aux estimations du printemps publiée en avril 2025, mais, il demeure en dessous de la projection initiale de 4,2 %.

S'exprimant lors du Sommet des affaires USA-Afrique, qui se tient actuellement dans la capitale angolaise, M. Ali Youssouf estime que l’Afrique doit impérativement renforcer son intégration économique pour pouvoir développer le commerce intra-africain, qui ne représente guère que 18 % du commerce total du continent.

La levée des barrières douanières et la libre circulation des personnes et des capitaux sont essentiels pour accroitre les investissements étrangers directs en Afrique et promouvoir ainsi l'intégration des pays africains, a indiqué, mardi à Luanda, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf