La levée des barrières douanières et la libre circulation des personnes et des capitaux sont essentiels pour accroitre les investissements étrangers directs en Afrique et promouvoir ainsi l’intégration des pays africains, a indiqué, mardi à Luanda, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf
S’exprimant lors du Sommet des affaires USA-Afrique, qui se tient actuellement dans la capitale angolaise, M. Ali Youssouf estime que l’Afrique doit impérativement renforcer son intégration économique pour pouvoir développer le commerce intra-africain, qui ne représente guère que 18 % du commerce total du continent.
L’impact négatif des barrières non tarifaires
«L’amélioration des infrastructures et la mise en place d’instruments et de mécanismes, comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), sont des leviers essentiels pour tirer profit du potentiel du continent,» note-t-il.
Le président de la Commission de l’Union africaine a également souligné la nécessité de faciliter l’obtention de visas entre les pays africains, afin de favoriser les déplacements et la mobilité des investisseurs et des investissements.
«La levée des barrières non tarifaires, telles que la circulation des personnes et des bien, est impérative pour favoriser l’établissement d’un marché de commodités,» a-t-il dit, notant que le continent se doit également d’améliorer sa compétitivité pour renforcer son intégration économique régionale.
Le 17è Sommet des affaires États-Unis/Afrique, principal événement annuel du Corporate Council on Africa (CCA), a officiellement ouvert ses travaux lundi dans la capitale angolaise, en présence de chefs d’Etat, de hauts responsables de gouvernements et de délégations de plusieurs pays.
Les sujets de discussions de ces trois jours sont variés : les infrastructures, la santé, la fabrication, l’économie numérique, la finance, les énergies renouvelables, la technologie et l’exploitation minière. Au programme de ce rassemblement figurent des sessions plénières sur «L’avenir du partenariat entre les États-Unis et l’Afrique,» «Corridor de Lobito : renforcer les partenariats pour l’avenir des infrastructures dans le continent,» «Les voies de la prospérité : une vision partagée du partenariat entre les États-Unis et l’Afrique,» «Les femmes et le leadership : stimuler l’innovation, catalyser les investissements» et «Promouvoir les partenariats énergétiques.»





Angola

![Éclairage | L’Interdépendance Nord-Sud entre complémentarité et instrumentalisation : les relations Maroc-Europe (2000-2025) [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces événements m’ont poussé à me poser la question si l’Afrique et le Maroc subissent un jour le revers de la médaille de l’interdépendance avec l’UE si jamais ils s’obstinent à s’affranchir définitivement de cette organisation politico-économique sui generis européenne et de leurs anciennes métropoles comme c’est le cas des pays du Sahel.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Ue-450x253.jpg.webp)



