Les parlementaires de quinze pays, réunis mardi à Brasilia dans le cadre du 11e Forum parlementaire des BRICS, ont exprimé leur inquiétude face à la multiplication des mesures commerciales unilatérales depuis avril, imputées aux États-Unis et qualifiées de « guerre tarifaire »
Ces représentants des commissions des affaires étrangères ont critiqué des décisions jugées contraires aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et susceptibles d’accentuer les tensions sur les marchés mondiaux.
La réunion s’est tenue dans un contexte d’élargissement du bloc, qui comprend désormais, aux côtés des membres fondateurs (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), des pays comme l’Indonésie, les Émirats arabes unis et l’Égypte.
Le président de la Commission des relations extérieures du Sénat brésilien, Nelsinho Trad, qui présidait la réunion, a exprimé sa « grande préoccupation face à l’augmentation des mesures protectionnistes unilatérales injustifiées, » soulignant leur incompatibilité avec les normes multilatérales.
« Les BRICS restent fermes dans leur engagement à défendre le multilatéralisme, » a-t-il affirmé, en opposition au « bilatéralisme » ou à l' »unilatéralisme » privilégiés par Washington.
Le vice-président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement chinois, Wang Ke, a évoqué une « résurgence de la mentalité de Guerre froide, » dénonçant l’usage « d’intimidations unilatérales » et l’imposition de tarifs « au mépris du système multilatéral et des règles établies. »
Face à ces tensions, il a appelé à renforcer « l’unité et la coopération » au sein du groupement des BRICS, devenu selon lui « la colonne vertébrale de la coopération dans le Sud global et le moteur de la croissance. »
Les représentants d’autres pays ont aussi plaidé pour un renforcement du commerce intra-BRICS en s’appuyant sur les monnaies locales, une alternative au dollar.





Brésil

![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--450x284.png)



