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L’Institut d’émission justifie ce statu quo par «la nécessité de contenir une accélération de l'inflation alors que l'économie égyptienne se rapproche de sa pleine capacité,» souligne le communiqué du Comité de Politique monétaire.

La Banque centrale d'Egypte a maintenu ses principaux taux d'intérêt au jour le jour inchangés au terme de la réunion de son Comité de Politique monétaire jeudi 20 novembre. Le Comité a maintenu le taux de dépôt à 21 % et le taux de prêt à 22 % (le taux appliqué au refinancement des banques commerciales auprès de la banque centrale.

Cet ajustement, le plus important depuis 2021, s’inscrit dans une stratégie visant à redonner à la monnaie nationale (franc congolais) une place centrale dans les échanges économiques, dans un pays où la majorité des transactions sont encore libellées en dollars. Selon le communiqué du Comité de politique monétaire, la décision s’appuie sur une amélioration sensible du cadre macroéconomique. L’inflation, qui atteignait 15,1 % en septembre 2024, est retombée à 7,8 %, tandis que le franc congolais s’est apprécié d’environ 11,6 % sur le marché officiel, pour une parité de 2.548 Francs contre 1 dollar.

La Banque Centrale du Congo (BCC) a redonné un avantage théorique au renforcement du franc congolais, en décidant, à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire (CPM) tenue mardi 7 octobre, d’assouplir sa politique monétaire. Le taux directeur a été abaissé de 25 % à 17,5 %, tandis que celui des facilités de prêt marginal, le taux appliqué aux banques commerciales en cas de besoins urgents de liquidités, a été réduit de 30 % à 21,5 %, soit une baisse de 8,5 points !

Il n’en fallait pas plus pour que le gouverneur de la Banque centrale, Olayemi Cardoso, se «réjouisse du recul de l'inflation» en justifiant la décision du Comité de politique monétaire, chargé de fixer les taux ainsi que la poursuite de la politique de désinflation. «Le maintien de la politique monétaire actuelle permettra de continuer à répondre à la pression inflationniste existante et émergente,» a déclaré le gouverneur de la banque centrale, ajoutant que l'objectif était de ramener l'inflation à un chiffre.

La banque centrale du Nigeria a maintenu son taux directeur à 27,5 % (c’est dix fois celui du Maroc) pour la troisième fois consécutive cette année, s'engageant à maintenir sa politique actuelle jusqu'à ce que les risques d'inflation diminuent sensiblement. A fin juin, l’inflation s’élevait à 22,2% contre 22,97% le mois précédent. On est loin d’une hyperinflation de 34,8% affichée en 2023, plongeant dans le sillage le cours de la monnaie nationale (naira)

Cette décision intervient au moment où l’économie est sous pression en raison d'un ralentissement du marché mondial du diamant dont le pays est un des tout premiers producteurs.

Les autorités monétaires du Botswana ont annoncé jeudi 10 juillet, qu'elles laisseraient la devise nationale, le pula, se déprécier jusqu’à 2,76% l'année prochaine contre 1,51% auparavant, un rythme plus rapide que la limite supérieure de sa bande de fluctuation sur le marché de change

La pression est maximale sur les réserves de change, et la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ne s’en cache pas. La contraction des réserves résulte essentiellement de transferts nets négatifs cumulés de 1.300 milliards FCFA, dans un contexte marqué par le déficit persistant des balances commerciales des Etats, la baisse des cours du pétrole et des règlements accrus au titre des engagements extérieurs, explique la BEAC, la banque centrale commune de six pays de la région appartenant à la zone du franc CFA.

Au terme de sa deuxième session de l’année tenue lundi 30 juin, le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de I ‘Afrique centrale, BEAC, (ndlr : la banque centrale des six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA en Afrique centrale, notamment le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République Centrafricaine et le Congo-Brazzaville)  a décidé de maintenir inchangés ses principaux taux de régulation de la masse monétaire ainsi que les coefficients de réserves obligatoires

Selon les projections de Bank Al-Maghrib, l’inflation terminera l’année 2025 sur une moyenne autour de 1% avant de s’établir à 1,8% en 2026. Ces perspectives restent entourées de fortes incertitudes liées notamment, au plan externe, aux politiques commerciales et aux implications des conflits et des tensions géopolitiques, et au niveau interne, à l’évolution de l’offre des produits agricoles.

Réuni mardi 24 juin pour sa deuxième session de l’année, le Conseil de la politique monétaire de Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%. Le Conseil dit avoir appuyé sa décision sur les incertitudes actuelles, l’évolution de l’inflation et la nette accélération de la croissance non agricole et de l’ancrage des anticipations de la Banque

Cette décision vise à stimuler les prêts et le financement au secteur privé et à soutenir l'activité économique, tout en assurant la stabilité du taux de change, indique le rapport. Elle intervient quelques jours après que les banques commerciales du pays ont demandé à la CBK de réduire davantage son taux directeur, en justifiant leur requête par la stabilité de l'inflation, du taux de change, et la nécessité de renforcer le crédit au secteur privé.

C’est peut-être un début de décrispation entre les établissements bancaires et les autorités monétaires. La Banque centrale du Kenya (CBK) a réduit son taux directeur de 75 points de base, le faisant passer de 10,75 % à 10 %. C’est ce qu’indique un communiqué de l’institution publié mardi 8 avril.