Les autorités monétaires du Botswana ont annoncé jeudi 10 juillet, qu’elles laisseraient la devise nationale, le pula, se déprécier jusqu’à 2,76% l’année prochaine contre 1,51% auparavant, un rythme plus rapide que la limite supérieure de sa bande de fluctuation sur le marché de change
Cette décision intervient au moment où l’économie est sous pression en raison d’un ralentissement du marché mondial du diamant dont le pays est un des tout premiers producteurs.
Dans sa doctrine monétaire, le Botswana révise son taux de change deux fois par an, l’ajustant à la hausse ou à la baisse grâce à un régime de change à bande glissante dans lequel la monnaie nationale est rattachée à un panier de devises, dont le rand sud-africain.
Le Botswana a longtemps été considéré comme l’un des meilleurs élèves économiques sur le continent. Mais cette réussite a été mise à rude épreuve par le coup de froid prolongé du marché du diamant, entraînant dans son sillage une contraction du PIB de 3 % en 2024 et qui fait planer le spectre d’une nouvelle récession cette année. «La baisse des réserves de change, accentuée par l’environnement macroéconomique actuel, risque de compromettre la stabilité du mécanisme de taux de change,» analyse Sayed Timuno, responsable du ministère des Finances, cité par Reuters.
Pour le ministère des Finances, la révision de la bande de fluctuation de la devise nationale vise à améliorer la compétitivité tarifaire du pays à l’export et à relâcher la pression sur les réserves de changes. Une nouvelle révision du taux de change du pula interviendra à la fin de l’année, révèle le ministère des Finances.
Les réserves de change du pays représentaient plus de 10 mois d’importations de biens et services, mais elles décrochent de manière continue depuis 2018 pour tomber actuellement à 5,2 mois. Pour autant, le Botswana n’a pas connu de pénurie aiguë de devises étrangères comme celle observée dans d’autres pays africains comme le Nigeria ou l’Angola ces dernières années.





Botswana
![Éclairage | Les investissements étrangers au Maroc et le cadre de garantie des transferts : le dispositif de la convertibilité à terme – Partie III [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Dans cette troisième partie, nous présentons les modalités pratiques de transfert des produits de cession ou de liquidation des investissements étrangers au Maroc dont le financement en devise n'a pu être justifié conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Nous rappelons que la garantie de transfert est légalement et automatiquement acquise aux investissements étrangers dont le financement : • est effectué réellement en devise et dont le justificatif est présenté à la banque lors de la réalisation du transfert (revenus ou produits de cession de l'investissement) ; • est effectué en dirhams convertibles (à l'origine) ou d'après le mécanisme de la convertibilité à terme.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Or-450x253.jpg)




