Au terme de la réunion de son Comité de politique monétaire tenue ce mercredi 26 novembre, la banque centrale a abaissé son principal taux directeur de 350 points de base, et s’établit désormais à 18%. Par comparaison, le taux directeur de la banque du Maroc (Bank Al-Maghrib) est de 2,5%.
Les autorités monétaires expliquent leur décision par l’amélioration des perspectives économiques et des prévisions de nouvelles baisses de l’indice des prix à la consommation (inflation).
Au total, Bank of Ghana aura réduit son principal taux d’intérêt de 1.000 points de base durant l’année 2025, après des baisses de 300 points de base en juillet et de 350 points en septembre dernier. Cet assouplissement monétaire agressif vise à soutenir la reprise et la croissance économique, tout en préservant la stabilité des prix. «Pour asseoir sa décision, le Comité de politique monétaire a estimé que, globalement, les conditions macroéconomiques se sont améliorées de manière substantielle, compte tenu de la détente anticipée de l’inflation,» a déclaré le gouverneur de la Banque du Ghana, Johnson Asiama. L’inflation a enregistré une baisse spectaculaire, passant d’un record de 54 % en janvier 2023 à 8 % en glissement annuel en octobre 2025.
Le gouverneur de la Banque du Ghana a indiqué que la banque centrale prévoyait des perspectives d’inflation stables autour de sa fourchette cible de 8 %, avec une marge d’erreur de 2 points de pourcentage de part et d’autre, et ce jusqu’à la première moitié de 2026. Il a ajouté par ailleurs que l’Institut d’émission avait également décidé de revenir à l’utilisation du bon du Trésor à 14 jours comme principal instrument pour mener des opérations d’open market.
Razia Khan, économiste en chef pour l’Afrique et le Moyen-Orient chez Standard Chartered Bank, cité par Reuters, déclare que «cette baisse était conforme aux attentes et qu’un nouvel assouplissement était envisagé avec la reprise des émissions obligataires.»

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



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