Le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé, à l’issue de sa réunion tenue mercredi 3 décembre, de maintenir le principal taux directeur auquel la banque centrale prête ses ressources aux banques à 3,25%, ainsi que le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal à 5,25%. Le Comité a également décidé de maintenir à 3 %, le coefficient des réserves obligatoires applicable aux banques.
Les autorités monétaires justifient le choix du statu quo par l’évolution récente de l’activité économique, des prix, de la situation extérieure de l’Union et des perspectives à court terme. La croissance demeure dynamique, avec une progression du PIB en termes réels de 6,6% au troisième trimestre, après 6,5% le trimestre précédent. L’activité est tirée par la consommation des ménages et la poursuite des investissements, notamment dans les infrastructures socio-économiques. La croissance a également bénéficié de la bonne tenue de la campagne agricole, du secteur des services ainsi que de celui des industries extractives et manufacturière.
Pour la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, «ce dynamisme a été favorisé par un financement adéquat de l’économie.» Les prêts accordés par les banques au secteur privé ont en effet augmenté de 6% en un an à fin septembre. Sur l’année 2025, la croissance économique au sein de l’UEMOA devrait s’établir à 6,7%, soit 0,5 point de plus par rapport à 2024. Le taux d’inflation est ressorti à -1,3% au troisième trimestre 2025, après 0,3% un trimestre plus tôt. Cette désinflation a été induite par la baisse des prix des produits alimentaires et énergétiques importés ainsi que par l’augmentation de l’offre locale de produits céréaliers. Selon les prévisions, le taux d’inflation devrait s’établir en moyenne à 0,2% en 2025, contre 3,5% en 2024. Cependant, les prévisions d’inflation restent soumises à des risques haussiers, notamment l’impact des tensions géopolitiques et commerciales sur les prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques ainsi que la situation sécuritaire dans la sous-région.











