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Cette structure crée un paradoxe bien documenté. Plusieurs pays africains importent des produits alimentaires transformés issus de cultures qu’ils produisent eux-mêmes. Selon la Banque africaine de développement, la facture des importations alimentaires dépasse 50 milliards de dollars par an et pourrait atteindre 110 milliards d’ici la fin de la décennie. Au-delà du commerce, c’est un enjeu industriel : faible transformation signifie faible captation de valeur, peu d’emplois qualifiés et une dépendance accrue aux chocs extérieurs.

L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.

Sur l’enveloppe globale de financement, 20 millions d’euros seront alloués à la campagne 2023-2024. Kineden a été conseillé par les équipes d’Obara Capital, menées par son Ceo Bernard Ayitee, pour ce financement syndiqué auprès d’un pool de banques internationales piloté par EBI SA (Groupe Ecobank). L’ensemble de la documentation juridique relative à la transaction a été élaborée par le cabinet d’avocat américain Hughes Hubbard & Reed.

Kineden Commodities SA. un des plus importants négociants ivoiriens de cacao durable annonce avoir sécurisé près de 60 millions d’euros auprès d’un pool de banques internationales pour couvrir une partie de ses besoins de financement pour les trois prochaines campagnes cacaoyères. Ce financement structuré permettra à Kineden d’optimiser le coût de ses ressources financières, de se diversifier dans la transformation de produits agricoles et surtout de sécuriser ses approvisionnements dans un contexte marqué par des niveaux de prix record pour le cacao