Le gouvernement va devoir mobiliser 5,6 milliards de dollars (14.219,4 milliards de shillings) au service de sa dette au cours du prochain exercice budgétaire, selon les données présentées par le ministère des Finances devant le Parlement. Sur l’année fiscale en cours (juillet 2025-avril 2026), Dodoma (ndlr : nouvelle capitale du pays) indique avoir déjà mobilisé et décaissé 9737,7 milliards de shillings, soit 68,5 % de l’objectif.
Cette performance est présentée par le gouvernement comme «le résultat d’une gestion budgétaire maîtrisée, dans un contexte de forte pression liée aux engagements financiers de l’Etat.» Ce qui a valu au pays une reconnaissance symbolique avec l’attribution du prix de la meilleure gestion de la dette publique parmi les pays du Commonwealth. Les autorités voient dans ces distinctions les efforts engagés pour renforcer la crédibilité financière du pays et maintenir la confiance des créanciers internationaux. Le montant global consacré au service de la dette couvre à la fois la dette intérieure et la dette extérieure. Il se répartit entre 4.445,1 milliards de shillings affectés au remboursement de la dette extérieure et 5.292,6 milliards de shillings à la dette intérieure.
Dans un contexte mondial marqué par le durcissement des conditions de financement, le gouvernement souligne que le respect des échéances reste essentiel pour préserver l’accès aux marchés financiers. Plus largement, la gestion de la dette s’inscrit dans une stratégie de soutenabilité des finances publiques, combinant mobilisation des recettes, optimisation des emprunts et discipline dans le pilotage des finances publiques.
Fitch Ratings a confirmé le 27 mars dernier la note souveraine de la Tanzanie à B+, avec perspective stable, reflétant une économie jugée «en croissance solide et une inflation contenue.»Selon l’agence de notation, cette performance est soutenue par les réformes économiques et par l’appui financier du FMI, notamment via les programmes «Facilité élargie de crédit» et «Facilité pour la résilience et la durabilité.»Moody’s a néanmoins relevé plusieurs fragilités structurelles, dont «une gouvernance jugée faible, des recettes publiques encore limitées malgré des améliorations, ainsi qu’un cadre macroéconomique qui reste perfectible et entraîne des distorsions sur le marché des changes.»
Concernant la croissance, Fitch Ratings prévoit une croissance du PIB réel d’environ 6 % cette année et l’année prochaine, porté par les secteurs agricole et minier ainsi que par d’importants investissements en infrastructures.










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