Décidément, l’Eléphant ne faiblit pas. Dans les prévisions triennales et de programmation budgétaire présentées mercredi 3 juin en Conseil des ministres, le gouvernement projette une accélération de la croissance avec un taux moyen de 6,8 % sur la période 2027-2029. Abidjan entend «préserver la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance durable et garantir l’équilibre des finances publiques.»
Sur le plan budgétaire, les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et la gestion rigoureuse de l’endettement «afin de préserver la soutenabilité des finances de l’Etat.» Parallèlement, la cadence des investissements structurants dans l’infrastructure, les programmes d’adaptation au changement climatique, la mise à niveau des services publics et la lutte contre la pauvreté sera maintenue. Pour le gouvernement, ce sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité de l’économie.
Un budget qui prend de l’ampleur
Selon les projections des trois prochaines années, le budget devrait ainsi passer de 17.350,20 milliards de FCFA, soit 30,70 milliards de dollars cette année à 18.466,10 milliards de FCFA en 2027 avant d’atteindre 20.485,30 milliards de FCFA en 2028, puis 22.315,80 milliards de FCFA en 2029. Ce qui fait de la Côte d’Ivoire et de loin, du plus gros budget sous-régional.
Le pari d’une embellie de la croissance qui se dégage de la programmation budgétaire élaborée par le gouvernement qui intervient dans un contexte marqué par le regain de confiance des investisseurs internationaux, illustrée par la confirmation de la note souveraine du pays à Ba2 avec perspective stable par Moody’s en mars 2026. Cette appréciation repose sur des perspectives de croissance robustes, estimées entre 6 % et 7 % par an, la diversification progressive de l’économie, la discipline budgétaire, l’amélioration des recettes fiscales et une gestion prudente de la dette publique. «La dette publique demeure soutenable, avec un ratio qui devrait s’établir à 56 % en 2027, contre 59% en 2024, illustrant une gestion prudente», fait remarquer le gouvernement.

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