Extension des plantations de palmier à l’huile, multiplication des unités de transformation industrielle, rassemblement des producteurs dans les coopératives…. Des objectifs que s’est fixés l’Office de l’huile de palme du Burundi (OHP) pour rendre plus rentable cette filière. Et ce, dans le cadre de la vision 2040-2060
Un plan national de développement du palmier à l’huile existe déjà avec une vision d’étendre cette culture sur tout le territoire. D’après les données de l’Office de l’huile de palme, ce plan a commencé à être mis en application, timidement, en 2003 pour décoller en 2008-2009. Ce qui a permis d’accroître les superficies emblavées et d’atteindre de nouvelles zones faiblement occupées.
Ainsi, le palmier à l’huile est présent dans onze provinces du pays : Rumonge, Bururi, Makamba (Sud du pays) ; Rutana, Ruyigi et Cankuzo (Est du pays) ; Kirundo et Muyinga (Nord-est) ; Cibitoke, Bubanza et Bujumbura (Ouest du pays). La superficie occupée par Tenera étant actuellement de 18.348 hectares tandis que l’espace total de palmier à l’huile est de plus de 40 000 hectares, selon Mme Gaudence Nizigiyimana, Directrice générale de l’OHP.
Conformément à la vision Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060, une planification stratégique pour la période 2022-2027 est en train d’être mise en œuvre. Certains projets ont été dégagés et intégrés dans le Plan d’investissement Public. Il s’agit entre autres du projet de développement de la filière palmier à l’huile comprenant des volets comme reconvertir la vieille palmeraie villageoise de Rumonge ; accroître la superficie palmicole et les rendements des palmeraies. Il y a aussi le projet de modernisation de l’outil d’extraction de l’huile de palme ayant pour volets implanter deux unités industrielles d’extraction de l’huile de palme l’une à Nyanza-Lac et une autre à Kinyinya. Un laboratoire de contrôle de la qualité sera aussi mis en place. On compte également revivifier l’agropalme de Kivoga.
Des atouts
D’après Mme Nizigiyimana, plusieurs atouts existent pour le développement de cette plante. Sa rentabilité d’abord. Selon les statistiques de l’OHP, le palmier à l’huile produit en moyenne, sur des sols relativement marginaux 2,4 tonnes d’huile à l’hectare par an. « Lorsqu’une palmeraie est bien entretenue et irriguée, le rendement peut atteindre facilement 5 tonnes d’huile à l’hectare par an », précisent ces données, mentionnant que comparativement aux autres denrées alimentaires du pays, le prix du palmier à l’huile reste accessible pour la majeure partie de la population burundaise. Ce qui est un autre atout.
La large variété des dérivés du palmier à l’huile joue aussi en faveur de son développement. Il faut noter qu’en dehors de l’huile de palme, ses dérivées constituent la matière première pour la fabrication d’une gamme très variée de savon, de l’huile domestique, des aliments pour le bétail, des fertilisants, des combustibles, etc.
Une plante aussi très sollicitée sur le marché local et régional. «Des demandes d’autorisation d’exportation sont régulièrement introduites mais se heurtent à une production en deçà des besoins locaux», indique Mme Nizigiyimana estimant que l’augmentation de la production permettrait d’améliorer la balance commerciale du pays par l’exportation de l’huile de palme et ses produits dérivés.
Une vache laitière
Dans les régions où le palmier à l’huile constitue la principale culture comme à Rumonge ou Nyanza-Lac au sud du pays, cette plante est leur vache laitière, un signe incontournable de richesse. «C’est vraiment une source importante de revenu. Une personne qui n’a pas de pieds de palmiers à l’huile est considérée comme pauvre. Moi par exemple, je ne peux pas manquer au moins 35 mille dollars par an tiré de mes palmiers à l’huile», témoigne Désiré Nduwi, un agriculteur de Rumonge.
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)


Burundi





