Tous les articles qui parlent de Abdel Fattah al-Burhan

Le champ pétrolier de Heglig est crucial pour Juba car il abrite la principale usine de traitement du pétrole sud-soudanais, qui rapporte l'essentiel des recettes publiques du pays. Le trafic pétrolier à Heglig se poursuit, mais en volumes considérablement réduits.

Le gouvernement du Soudan du Sud a dépêché des troupes au Soudan voisin pour assurer la sécurité du champ pétrolier stratégique de Heglig situé près de la frontière entre les deux pays, a révélé ce jeudi 11 décembre le chef d’état-major, le général Paul Nang, quelques jours après que les Forces de soutien rapide (FSR) paramilitaires en ont pris le contrôle.

Selon une source militaire, l’appareil a été bombardé lors de son atterrissage à l’aéroport de Nyala, au Darfour, qu’Abou Dhabi est suspecté d’utiliser pour fournir des armes et des hommes aux paramilitaires des Forces de soutien rapide. L’armée de l’air soudanaise a détruit un avion des Emirats arabes unis convoyant des mercenaires colombiens – dont au moins 40 ont été tués – à son atterrissage dans un aéroport contrôlé par les paramilitaires au Darfour (Ouest), a rapporté, mercredi 6 août, la télévision d’Etat.

Les autorités des Émirats arabes unis ne peuvent plus cacher leur appui actif aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dogolo. Si cet appui se murmurait dans les milieux diplomatiques, il vient d’être mis à jour avec la destruction hier 6 août d’un avion militaire des Émirats arabes unis convoyant des mercenaires colombiens au Darfour, une région en proie à des atrocités infligées par les FSR aux populations civiles

Le gouvernement soudanais conduit par les militaires justifie la rupture avec les Emirats arabes unis par la nécessité de «défendre les intérêts nationaux et de préserver la souveraineté du pays» face à ce qu’il considère comme des actes hostiles d’Abu Dhabi. Le retrait de l’ambassade du Soudan aux Emirats ainsi que celui du consulat général a été immédiatement acté.

La décision était presque inévitable. Le gouvernement soudanais a décidé mardi 6 mai, de rompre toute relation avec les Emirats arabes unis qu’il accuse de fournir des armes et de financer les Forces de soutien rapide (FSR), en guerre avec le pouvoir central depuis deux ans. Un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts, en toute indifférence

Selon Eghosa Osaghae, Directeur général de l’Institut nigérian des affaires internationales (NIIA), «les pays africains cherchent des alternatives, et la Turquie en représente une.» En se positionnant comme médiateur dans les conflits ou comme partenaire économique et sécuritaire, Ankara tente de combler un vide diplomatique laissé par les puissances occidentales.

Depuis plusieurs années, la Turquie multiplie ses efforts pour étendre son influence en Afrique, profitant du recul progressif d’acteurs traditionnels comme la France ou les États-Unis. Dernier exemple en date : le forum diplomatique organisé à Antalya, dans le sud du pays, qui a réuni la semaine du 11 au 13 avril  de nombreux dirigeants africains aux côtés de représentants russes, ukrainiens et syriens

La communauté internationale, réunie lundi à Paris, s'est engagée à apporter plus de 2 milliards d'euros de financements pour le Soudan, appelant "tous les acteurs étrangers" à cesser leur soutien armé aux belligérants d'un conflit qui sévit depuis un an dans ce pays. Et qui a fait des milliers de morts et plus de 8 millions de déplacés

Le chef du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, a déclaré que la stabilité du Soudan repose sur la création d'une armée nationale unifiée, à travers la réforme du système sécuritaire. En fait, le chef de la junte de Khartoum est dans la position d’un arroseur arrosé. Il est confronté à la fronde de la brigade spéciale que les généraux soudanais avaient créée pour combattre les rebelles du Darfour.