La décision était presque inévitable. Le gouvernement soudanais a décidé mardi 6 mai, de rompre toute relation avec les Emirats arabes unis qu’il accuse de fournir des armes et de financer les Forces de soutien rapide (FSR), en guerre avec le pouvoir central depuis deux ans. Un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts, en toute indifférence
Le gouvernement soudanais conduit par les militaires justifie la rupture avec les Emirats arabes unis par la nécessité de «défendre les intérêts nationaux et de préserver la souveraineté du pays» face à ce qu’il considère comme des actes hostiles d’Abu Dhabi. Le retrait de l’ambassade du Soudan aux Emirats ainsi que celui du consulat général a été immédiatement acté.
Khartoum accuse Abu Dhabi de soutenir les Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire impliqué dans la guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de mort avec par certains aspects, des relents de génocide. Les Emirats sont accusés de fournir des armes sophistiquées aux FSR, ce qui leur ont permis de mener des frappes destructrices contre des installations stratégiques à Port-Soudan. De leur côté, les Emirats arabes unis rejettent ces accusations et réitèrent «leur attachement à une résolution pacifique du conflit au Soudan.» En dépit des tensions, Abu Dhabi dit poursuivre son engagement diplomatique et humanitaire, notamment en appuyant les efforts de médiation de la Turquie. Sur le plan humanitaire, les émiratis ont annoncé en février dernier, une aide supplémentaire de 200 millions de dollars, portant leur contribution totale à 600,4 millions depuis le début de la crise.
Par ailleurs, la Cour internationale de justice (CIJ), récemment saisie d’une plainte accusant Abu Dhabi de complicité présumée de génocide au Darfour, a déclaré lundi 5 mai, qu’elle rejetait la plainte, se déclarant «manifestement incompétente.»





Soudan

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



