Le général Abdel Fattah al-Burhan chef de la junte militaire soudanaise
Le chef du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, a déclaré que la stabilité du Soudan repose sur la création d’une armée nationale unifiée, à travers la réforme du système sécuritaire. En fait, le chef de la junte de Khartoum est dans la position d’un arroseur arrosé. Il est confronté à la fronde de la brigade spéciale que les généraux soudanais avaient créée pour combattre les rebelles du Darfour.
C’est ce qui ressort d’une réunion, tenue à Khartoum, entre Abdel Fattah al-Burhan et l’envoyée de l’Union européenne dans la Corne de l’Afrique, Annette Weber, selon un communiqué du Conseil de souveraineté soudanaise, cité par l’agence Anadolu. Al-Burhan y réaffirme «l’engagement de l’institution militaire envers le processus politique, soulignant la nécessité d’achever le processus de consensus politique et national, et l’importance du fait de parvenir à la stabilité pour le Soudan dans- le cadre du système de stabilité régionale».
Le 5 avril dernier, les parties au processus politique au Soudan ont annoncé le report de la signature d’un accord final entre les parties pour une durée indéterminée, dans la mesure où les pourparlers entre les parties militaires se poursuivent. La signature de l’accord politique a été reportée pour la deuxième fois, alors qu’elle était prévue pour le 6 avril. Ces reports s’expliquent principalement par les différends entre l’armée et les forces de soutien rapide soudanaises, une brigade créée pour combattre la rébellion au Darfour et dont le chef, le Général Mohamed Hamdan Dogolo, conteste l’autorité du chef de la junte soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan. Selon le chef du Conseil de souveraineté, «la stabilité du Soudan repose sur la création d’une armée nationale unifiée à travers la réforme du système sécuritaire ».
La conférence « Sécurité et réforme militaire » s’est achevée le 29 mars dernier à Khartoum. Il s’agit de la dernière conférence dans l’étape finale de l’accord politique, qui avait vu l’absence des chefs de l’armée en raison de divergences concernant l’intégration des soldats de la «Force d’intervention rapide» dans l’armée.
L’envoyée de l’Union européenne dans la Corne de l’Afrique, Annette Weber, a, de son côté, appelé «toutes les parties à avancer vers un accord politique menant à un gouvernement de transition». Le 8 janvier dernier, un processus politique a été lancé au Soudan entre les signataires de l’accord-cadre du 5 décembre 2022, qui sont le Conseil de souveraineté militaire au pouvoir et les forces civiles
Le processus politique actuel vise à résoudre une crise qui se prolonge depuis le 25 octobre 2021, lorsque le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, a imposé des mesures exceptionnelles, et notamment la dissolution du Conseil souverain et des ministres de transition, et l’instauration d’un état d’urgence.





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