Les cours du pétrole ont de nouveau dépassé les 100 dollars le baril lundi 13 avril en fin de matinée, alors que la marine américaine se préparait à bloquer les navires à destination et en provenance d’ Iran via le détroit d’Ormuz, une mesure qui pourrait restreindre les exportations de pétrole iranien après l’échec des négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre. Le prix du Brent a progressé de 6,81 dollars, soit 7,2 %, à 102,01 dollars le baril à 11h29 GMT. De son côté, le WTI américain a gagné 7,50 dollars, soit 7,8 %, à 104,07 dollars.
Le président Donald Trump a déclaré dimanche que l’US-Navy allait commencer à bloquer le détroit d’Ormuz à partir de lundi 14hGMT, ce qui pourrait aggraver la situation après l’échec des négociations avec l’Iran pour parvenir à un accord mettant fin à la guerre. Il a ajouté que le prix du pétrole et de l’essence pourrait rester élevé jusqu’aux élections de mi-mandat américaines de novembre, une rare reconnaissance des répercussions politiques potentielles de sa décision d’attaquer l’Iran fin février.
Convergence marchés papier et physiques du brut
Le commandement central américain a déclaré que la mesure sera appliquée de manière impartiale aux navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens, y compris tous les ports iraniens du golfe Persique et du golfe d’Oman. Les forces américaines n’entraveront pas la liberté de navigation des navires transitant par le détroit d’Ormuz à destination et en provenance de ports non iraniens, indique le commandement central US.
Les prix des barils de pétrole brut physiques se négocient avec des primes importantes par rapport aux contrats à terme, certains grades ayant déjà atteint des sommets historiques d’environ 150 dollars le baril. « Si le président Trump met effectivement sa menace de blocus à exécution avec de véritables bateaux, une convergence entre les marchés papier et physiques pourrait bientôt se produire», prédit Helima Croft, analyste chez RBC Capital Markets cité par l’AFP.











