Tous les articles qui parlent de Abdelmajid Tebboune

L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.

Longtemps cantonnée aux contentieux frontaliers et à la question du Sahara marocain, la rivalité entre le Maroc et l'Algérie a trouvé dans le Sahel en recomposition un nouveau champ de bataille géopolitique. Face au vide laissé par le retrait français et à la montée en puissance de la Russie, Rabat et Alger déploient des stratégies radicalement différentes. Entre l'offensive économico-diplomatique marocaine et le paradigme sécuritaire historique d'Alger, les États sahéliens apprennent désormais à instrumentaliser cette compétition à leur avantage. Il fut un temps où la rivalité entre le Maroc et l'Algérie se jouait principalement dans les couloirs de l'Union africaine ou sur la ligne de démarcation du Sahara marocain.

«La France se réserve le droit de prendre des mesures complémentaires en fonction de l'évolution de la situation», a prévenu le ministère dans un communiqué après avoir convoqué le chargé d'affaires algérien. Les relations de la France avec l’Algérie sont depuis longtemps compliquées, mais ont pris une tournure négative l'année dernière lorsque le Président Emmanuel Macron a provoqué la colère de l'Algérie en soutenant la position de Rabat sur le Sahara marocain.

Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué ce mercredi 14 mai un haut diplomate algérien pour l'informer que Paris expulsait des Algériens détenteurs de passeports diplomatiques sans visa (ndlr : les détenteurs des passeports diplomatiques algériens sont dispensés de visa d’entrée en France), en riposte à la décision du gouvernement algérien d'expulser 15 fonctionnaires français dépêchés dans le réseau consulaire pour gérer la haute saison des demandes de visas