Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué ce mercredi 14 mai un haut diplomate algérien pour l’informer que Paris expulsait des Algériens détenteurs de passeports diplomatiques sans visa (ndlr : les détenteurs des passeports diplomatiques algériens sont dispensés de visa d’entrée en France), en riposte à la décision du gouvernement algérien d’expulser 15 fonctionnaires français dépêchés dans le réseau consulaire pour gérer la haute saison des demandes de visas
«La France se réserve le droit de prendre des mesures complémentaires en fonction de l’évolution de la situation», a prévenu le ministère dans un communiqué après avoir convoqué le chargé d’affaires algérien.
Les relations de la France avec l’Algérie sont depuis longtemps compliquées, mais ont pris une tournure négative l’année dernière lorsque le Président Emmanuel Macron a provoqué la colère de l’Algérie en soutenant la position de Rabat sur le Sahara marocain. Il y avait eu un bref dégel des tensions le mois dernier après la visite de Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères à Alger, mais une semaine plus tard, des expulsions diplomatiques décidées par le régime algérien ont une fois de plus tendu les relations. Le ministre des Affaires étrangères français a déclaré ce mercredi 14 mai sur la chaîne BFM TV que les relations étaient désormais « totalement bloquées.»





France
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




