Tous les articles qui parlent de Bruno Retailleau

Emmanuel Macron a invité le souverain à signer un nouveau "cadre stratégique" bilatéral en 2025 à Paris à l'occasion du 70e anniversaire de la Déclaration qui scella l'indépendance du Maroc de la France, à la Celle-Saint-Cloud le 6 novembre 1955. Très attendu sur le Sahara Occidental, véritable "cause nationale" au Maroc, le Président a réaffirmé que "le présent et l'avenir" de ce territoire disputé "s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine", suscitant les applaudissements nourris des élus. L'ex-colonie espagnole du Sahara occidental, considérée comme un "territoire non autonome" par l'ONU, oppose depuis un demi-siècle le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger. "Cette position n'est hostile à personne", a assuré Emmanuel Macron dans une réponse aux critiques de l'Algérie, qui a rappelé son ambassadeur à Paris après le pas de la France vers le royaume.

Un "nouveau livre ensemble pour répondre aux défis du 21e siècle" : le Président français Emmanuel Macron a invité mardi le Roi du Maroc Mohammed VI à sceller un nouveau partenariat, réaffirmant son soutien à la "souveraineté marocaine" au Sahara occidental mais demandant plus de "résultats" dans la lutte contre l'immigration illégale

Signe de la volonté de redonner tout son lustre à ce partenariat, Emmanuel Macron, qui est attendu à 17H30 (16H30 GMT) à Rabat avec son épouse Brigitte pour une visite d'Etat de trois jours, sera accompagné d'une imposante délégation. Pas moins de neuf ministres l'accompagneront, dont ceux de l'Intérieur Bruno Retailleau, très attendu sur les sujets d'immigration, de l'Economie Antoine Armand, de l'Education nationale Anne Genetet et de la Culture Rachida Dati, d'origine marocaine. Les dirigeants des groupes Engie, Alstom, Safran, TotalEnergies, Suez seront du voyage, de même que des représentants d'Airbus, Veolia, Thalès ou du spécialiste du BTP Colas.

Le Président français Emmanuel Macron et le Roi du Maroc Mohammed VI vont renouer lundi 28 octobre à Rabat des liens profondément distendus par trois ans de brouilles et donner un nouvel élan au partenariat historique entre ce pays du Maghreb et l'ex-puissance coloniale

«Notre culture est judéo-chrétienne. Le creuset français se fait à Jérusalem, il se fait à Athènes, il se fait à Rome. C'est une civilisation unique, qui est aussi européenne et le pire pour moi, c'est de voir cette mauvaise conscience européenne alors que l'Europe est le symbole de la liberté», a continué l’hôte de Beauvau. «Comment voulez-vous intégrer des jeunes qui doutent, en leur disant que la France n'est pas aimable, qu'elle est coupable de tous les crimes?», a-t-il poursuivi.

Invité de LCI dimanche soir, le nouveau ministre de l’Intérieur, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dire ce qu’il pense de l’immigration. Il n’a pas hésité à rejeter le modèle anglo-saxon qui fait la promotion du multiculturalisme, aux antipodes de ce qu’il se fait en France. Il prône le modèle républicain fondé sur le «dépassement des origines»

Des sénateurs brocardent la politique africaine de Macron

De la non reconnaissance de la marocanité du Sahara à la révision des politiques françaises, une rupture nette avec la françafrique à la lumière de la série des coups de force qui secouent le Sahel et l’Afrique de l’Ouest depuis 2020, des sénateurs français de divers bords politiques demandent au Président Macron de revoir en profondeur la politique africaine de Paris avant qu’il ne soit trop tard.  “…en Afrique subsaharienne se propage avec des manifestations et des actes anti-français jusque dans les pays réputés proches de nous, comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal” écrivent trois sénateurs : Roger Karoutchi, Bruno Retailleau et Christian Cambon.