Invité de LCI dimanche soir, le nouveau ministre de l’Intérieur, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dire ce qu’il pense de l’immigration. Il n’a pas hésité à rejeter le modèle anglo-saxon qui fait la promotion du multiculturalisme, aux antipodes de ce qu’il se fait en France. Il prône le modèle républicain fondé sur le «dépassement des origines»
Bruno Retailleau persiste et signe. Interrogé sur de précédents propos dans lesquels il jugeait qu’une «société multiculturelle» était une «impasse» et «conflictuelle», le nouveau ministre LR a répondu sur LCI dimanche soir : «Je le pense toujours». «Je pense qu’une société multiculturelle comporte des risques de devenir aussi une société multiraciste. Je pèse mes mots», a-t-il lancé sur la chaîne d’information.
«Il y a le modèle anglo-saxon et le modèle français. Soit vous avez une société à l’anglo-saxonne où vous juxtaposez les communautés, et à un moment donné il y a des chocs violents, soit vous avez notre modèle, le modèle républicain, a développé le ministre de l’Intérieur. Le projet français, c’est le dépassement des origines (…) L’espace public, c’est la République et il faut mettre de la distance avec ce qui concerne vos affaires privées. C’est cet éloignement, symbolique, qui permet de réaliser la promesse républicaine».
Culture judéo-chrétienne
«Notre culture est judéo-chrétienne. Le creuset français se fait à Jérusalem, il se fait à Athènes, il se fait à Rome. C’est une civilisation unique, qui est aussi européenne et le pire pour moi, c’est de voir cette mauvaise conscience européenne alors que l’Europe est le symbole de la liberté», a continué l’hôte de Beauvau. «Comment voulez-vous intégrer des jeunes qui doutent, en leur disant que la France n’est pas aimable, qu’elle est coupable de tous les crimes?», a-t-il poursuivi.
Tenant d’une ligne ferme en matière d’immigration, de sécurité ou de respect de la laïcité, l’ancien sénateur LR vendéen a succédé à Gérald Darmanin à Beauvau la semaine dernière. Lors de la passation de pouvoir, il a martelé sa priorité: «rétablir l’ordre, rétablir l’ordre et rétablir l’ordre.»
Avec AFP





France




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
