Quelques heures à peine après avoir formé son gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis lundi 6 octobre sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée. A annoncé lundi l’Elysée dans un communiqué
Nommé le 9 septembre, Sébastien Lecornu était sous le feu des critiques des opposants et de la droite après avoir dévoilé dimanche soir une partie de son gouvernement.
Dissoudre l’assemblée ?
Cette nouvelle plonge un peu plus la France dans l’impasse politique. Sébastien Lecornu devait prononcer mardi sa déclaration de politique générale à l’Assemblée. En réaction à cette annonce, Jordan Bardella (RN) appelle le président de la République à dissoudre l’Assemblée. Pour Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale : “Après la démission de Sébastien Lecornu, nous demandons l’examen immédiat de la motion déposée par 104 députés pour la destitution d’Emmanuel Macron.”
Quelques réactions à chaud
Marine Tondelier affirme « avoir donné rendez-vous à tous (leurs) partenaires » dans l’après-midi. « Nous avons proposé à l’ensemble de nos partenaires de nous rencontrer dans l’après-midi pour s’assurer que tout le monde est prêt à envisager les trois scénarios, » abonde-t-elle citant la « dissolution, » la « démission » d’Emmanuel Macron ou la nomination d’un Premier ministre « de gauche ou écologiste. »
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, insiste sur « la nécessité de retourner aux urnes. » « Il faut que la plaisanterie s’arrête, » lance-t-il. « Plus tôt, nous retournons aux urnes, plus tôt, nous retrouverons le chemin de la stabilité. » »Nous considérons que tout gouvernement aussi macroniste qu’il soit n’aura aucune légitimité pour agir, » abonde le député européen. « Notre position initiale qui constitue à dire s’il n’y a pas rupture, il y a censure, demeurera. »
Bruno Retailleau déplore « Un problème de confiance » : que Sébastien Lecornu lui ait « caché » la nomination de Bruno Le Maire au gouvernement comme ministre des Forces armées. « Hier, j’ai été pendant 1h30 avec le Premier ministre avant que la composition du gouvernement ne soit annoncée, » explique le ministre de l’Intérieur démissionnaire.
Marion Maréchal, l’eurodéputée, appelle à la création d’une « coalition des droites la plus large possible » allant de LR au RN.Cette dernière réclame à Bruno Retailleau d' »écouter ses électeurs » et de construire un « programme commun » capable de « battre la gauche.
Sandrine Rousseau appelle « les amis » du PS à venir « discuter, » sinon « vous en paierez le prix dans les urnes. »
Yaël Braun-Pivet appelle à la création d’un « pacte de stabilité et de responsabilité. » La présidente de l’Assemblée nationale écrit sur X que « la voie du dialogue est encore possible » selon elle. « Nos concitoyens attendent que nous nous mettions autour de la table. Il est urgent de définir un pacte de stabilité et de responsabilité pour répondre à leurs attentes, » poursuit Yaël Braun-Pivet.
Avec AFP et divers médias


![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--320x160.jpg)


France





