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Cette nouvelle levée de fonds intervient après trois opérations d’appel public à l’épargne ayant permis de mobiliser 1 220 milliards FCFA du cours de cette année. Avec cette quatrième opération de 400 milliards de francs, le Sénégal devrait franchir le seuil de 1.600 milliards FCFA mobilisés en 2025 via les appels publics à l’épargne, un niveau inédit sur le marché régional. Sur l’autre compartiment du marché, UMOA-Titres, plus de 1.978 milliards FCFA ont déjà été levés cette année par le Trésor sénégalais.

Le Trésor sénégalais vient d’émettre un appel public à l’épargne (2 au 22 décembre), portant sur 400 milliards francs CFA, soit 710,20 millions de dollars, la plus importante opération jamais lancée par le Trésor. Structurée autour de quatre maturités (3, 5, 7 et 10 ans) et de taux compris entre 6,40 % et 6,95 %, cette opération s’inscrit dans une stratégie de gestion active de la dette, au moment où Dakar fait face au mur de la dette extérieure dont le service pèse lourdement sur le budget de l’Etat.

Cette initiative intervient alors que le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu son programme d’aide au Sénégal, après la révélation en 2024 de plusieurs milliards de dollars de dette non déclarée. Dans la foulée, S&P Global Ratings a abaissé la note du pays à B-, mettant en lumière un ratio dette/PIB estimé à près de 120 %, un niveau jugé préoccupant. Face à ces critiques, les autorités estiment que ce ratio pourrait être exagérément gonflé, en raison d’une base de calcul «obsolète.» «L’exercice de rebasage du PIB est en cours depuis un certain temps. Il vise à mieux refléter le niveau réel de développement économique du Sénégal,» a indiqué le ministère des Finances, sans avancer de chiffre précis.

Le ministère sénégalais des Finances a annoncé, mardi 15 juillet 2025, le lancement d’un exercice de révision du produit intérieur brut (PIB), dans un contexte de vive tension économique marqué par une nouvelle dégradation de la note souveraine du pays. Une manœuvre comptable aux implications majeures, censée améliorer l’image de la dette publique, sans toutefois lever les inquiétudes sur la soutenabilité des finances nationales