À Lomé, les Assemblées générales 2026 d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) n’ont pas seulement validé le retour du dividende. Elles ont aussi confirmé une nouvelle séquence de gouvernance pour le groupe bancaire panafricain, portée par des résultats records, le soutien renouvelé des actionnaires et l’évolution de la composition de son conseil d’administration.
Les actionnaires ont approuvé l’ensemble des résolutions soumises lors de l’Assemblée générale, dont l’approbation des états financiers de l’exercice 2025, la distribution d’un dividende de 40 millions de dollars, le renouvellement de mandats d’administrateurs, ainsi que la nomination de nouveaux profils au sein du conseil d’administration.
La gouvernance comme socle de la performance
Pour Papa Madiaw Ndiaye, président du conseil d’administration d’Ecobank Group, cette séquence marque une validation claire de l’orientation stratégique du groupe. Le retour du dividende, le premier depuis 2022, vient selon lui récompenser la patience des actionnaires après plusieurs années consacrées au renforcement des fondamentaux, de la qualité des actifs, du capital et de la conformité réglementaire.
«À Ecobank, nous croyons qu’une bonne gouvernance constitue le socle d’une croissance durable», a-t-il rappelé à l’issue de l’Assemblée générale. Pour le président du conseil, la solidité des résultats financiers, la reprise du dividende et les partenariats récents engagés par le groupe traduisent directement cette approche rigoureuse de la gouvernance.
Les résultats 2025 donnent du poids à ce discours. Ecobank a enregistré un bénéfice avant impôt record de 801 millions de dollars, en hausse de 21 % sur un an, tandis que les revenus nets ont progressé de 17 %, à 2,45 milliards de dollars. Une performance qui valide la stratégie Growth, Transformation and Returns (GTR), engagée pour renforcer la résilience du groupe et faire de sa plateforme panafricaine un véritable moteur de croissance.
Cette dynamique s’explique aussi par la profondeur du réseau Ecobank. Dans son discours, Papa Madiaw Ndiaye a souligné que la performance du groupe ne repose plus uniquement sur ses marchés historiques : la Guinée s’est hissée parmi les principaux contributeurs aux revenus en 2025, tandis que le Zimbabwe figure également parmi les marchés les plus performants, aux côtés de piliers comme le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.
Pour Jeremy Awori, directeur général d’Ecobank Group, cette trajectoire confirme la confiance des actionnaires dans la stratégie GTR : «grâce à notre approche volontaire et structurée de la croissance, nous créons de la valeur pour nos actionnaires tout en transformant les paiements et le commerce à travers nos 34 marchés», a-t-il déclaré.
Un conseil d’administration renforcé
Cette Assemblée générale a également acté plusieurs évolutions au sein du conseil d’administration. Les actionnaires ont ratifié la nomination de Dr. Ayo Adepoju et approuvé celle de Cathia Lawson-Hall comme administratrice d’ETI pour un mandat de trois ans. De nationalité togolaise, cette dernière apporte au conseil plus de 25 ans d’expérience internationale dans la banque, les marchés de capitaux, la finance d’entreprise et la gouvernance, acquise en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.
Ces nominations interviennent dans un moment charnière pour Ecobank, alors que le groupe poursuit sa transformation opérationnelle et financière. Elles doivent contribuer à renforcer l’expertise de sa gouvernance dans un environnement bancaire africain de plus en plus exigeant en matière de conformité, de gestion des risques, de capital et d’innovation financière.
Cette évolution accompagne une trajectoire plus large de consolidation : Ecobank cherche désormais à démontrer que son modèle panafricain n’est pas seulement une empreinte géographique, mais un actif stratégique capable de générer de la valeur dans des marchés très différents.





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